Pillages du 17 octobre : plus de 1700 annonces supprimées sur Internet, jusqu'à 10 000 euros d'aide pour les commerçants

Pillages du 17 octobre : plus de 1700 annonces supprimées sur Internet, jusqu'à 10 000 euros d'aide pour les commerçants

Le gouvernement poursuit sa lutte contre la revente de marchandises potentiellement volées lors des pillages du 17 octobre. Plus de 1700 annonces ont été retirées des plateformes de vente en ligne et 237 comptes ont été bannis. Le ministre du Commerce, Serge Papin, annonce également un fonds de soutien pour les commerces victimes des violences.

Les conséquences des pillages du 17 octobre continuent de se faire sentir, notamment sur les plateformes de vente entre particuliers.

Ce mardi 27 octobre, le ministre du Commerce Serge Papin a dévoilé dans un entretien au Parisien un premier bilan des mesures prises pour empêcher la revente de produits suspectés d'avoir été dérobés lors des violences.

Au total, 1737 annonces ont été supprimées et 237 comptes bannis sur les différentes plateformes concernées.

Près de 800 signalements d'utilisateurs ou d'annonces ont également été transmis aux autorités judiciaires. Environ 500 annonces font toujours l'objet d'investigations.

Des produits neufs revendus après les pillages

Ces mesures interviennent après les nombreuses scènes de pillage survenues en marge des manifestations du 17 octobre.

Selon le réseau CCI France, 1161 commerces avaient été pillés, saccagés ou incendiés au cours de cette journée.

Dans les heures suivantes, plusieurs annonces suspectes avaient fait leur apparition sur Internet : produits neufs encore emballés, articles de beauté vendus à prix cassés ou marchandises proposées en grande quantité.

Face à ce phénomène, le gouvernement avait convoqué les représentants de Vinted, eBay, Leboncoin, Meta et TikTok dès le 19 octobre.

La ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, avait alors exigé la suppression rapide des annonces suspectes.

Jusqu'à 10 000 euros pour les commerces les plus touchés

En parallèle de cette lutte contre le recel, l'exécutif prépare une aide financière pour les professionnels victimes des dégradations.

Serge Papin annonce la création d'un fonds de soutien destiné aux entreprises de moins de 50 salariés, réalisant moins de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Les commerces les plus durement touchés pourront bénéficier d'une aide pouvant atteindre 10 000 euros.

Le dispositif doit entrer en vigueur dans les prochaines semaines.

Certaines collectivités territoriales prévoient également leurs propres mesures d'accompagnement. La région Île-de-France a notamment annoncé une enveloppe de 10 millions d'euros pour venir en aide aux commerçants.

L'objectif est de soutenir les entreprises confrontées aux conséquences matérielles et financières des violences survenues en marge des manifestations.