Amiens : la chocolaterie de la famille de Brigitte Macron protégée par les CRS ? Alliance accuse, la préfecture dément

Amiens : la chocolaterie de la famille de Brigitte Macron protégée par les CRS ? Alliance accuse, la préfecture dément
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La présence de fourgons de CRS devant le commerce de la famille de Brigitte Macron, lors des violences du 17 octobre, suscite une polémique sur une éventuelle protection privilégiée, démentie par la préfecture de la Somme.

Une protection pour tous les commerces ou un dispositif réservé à la famille présidentielle ? À Amiens, le stationnement de plusieurs fourgons de CRS devant la chocolaterie Jean Trogneux, samedi soir, a provoqué la colère du syndicat Alliance Police nationale.

Sur X, l’organisation interpelle directement le chef de l’État : "Monsieur Macron, la République n’est pas votre propriété privée !" Évoquant une demi-compagnie signalée devant la boutique alors que des magasins étaient pillés et des policiers blessés, elle demande : “Qui a donné les ordres ?”, “Pour quelle mission ?” et “Au détriment de quels besoins opérationnels ?”.

Le Canard enchaîné affirme de son côté qu’une compagnie aurait été envoyée expressément pour surveiller les boutiques du frère de Brigitte Macron, à Amiens et au Touquet, dans le Pas-de-Calais.

Un démenti, malgré plusieurs photos ?

La préfecture de la Somme rejette cette version. Selon son communiqué, plusieurs centaines d’individus hostiles ont essayé, pendant près de trois heures samedi après-midi, de franchir les barrages protégeant les rues commerçantes. Une compagnie de CRS a donc été appelée en urgence pour épauler les forces locales dans la soirée et sécuriser tous les commerces du centre-ville.

Selon la préfecture, les CRS étaient positionnés pour protéger l’ensemble des commerces du centre-ville, sans dispositif réservé à la chocolaterie.

La direction de Trogneux réfute également un traitement de faveur et précise que Brigitte Macron ne possède aucune part de l’entreprise. Elle déplore les conséquences de cette association avec le pouvoir sur son activité depuis près de dix ans, tout en affirmant n’avoir aucune implication politique. La boutique amiénoise avait déjà été visée en 2023, en marge d’une mobilisation contre la réforme des retraites. Sorti pour éloigner des personnes ayant installé des poubelles devant le magasin, son gérant Jean-Baptiste Trogneux, petit-neveu de Brigitte Macron, avait été agressé. Deux hommes avaient été condamnés à douze et quinze mois de prison ferme.

Plusieurs clichés circulent cependant prouvant bian la présence de forces de l'ordre devant et établissement privé.