Carburants : Macron obtient de nouveaux engagements pour peser sur les prix

Carburants : Macron obtient de nouveaux engagements pour peser sur les prix
Carburants : Macron obtient de nouveaux engagements pour peser sur les prix - DR

L’Élysée annonce de nouveaux approvisionnements en diesel depuis le Golfe. L’objectif est de détendre les marchés, sans baisse chiffrée promise à la pompe.

Le déplacement d’Emmanuel Macron dans le Golfe débouche sur de premiers engagements énergétiques. Selon une annonce de l’Élysée relayée ce mardi 20 octobre par l’AFP, les Émirats arabes unis doivent fournir environ 100 000 tonnes supplémentaires de diesel par mois.

Un volume équivalent doit être sécurisé auprès de Bahreïn lors de l’étape présidentielle prévue dans l’après-midi. Ces approvisionnements sont destinés à réduire la pression sur les marchés et les prix des carburants.

Un total équivalant à plus de 10 % de la consommation française

À ces volumes s’ajoute un engagement saoudien antérieur de 95 000 tonnes pour octobre et novembre. L’Élysée présente ainsi un ensemble de 295 000 tonnes mensuelles, représentant "un peu plus de 10 %" de la consommation française de diesel.

Ce pourcentage concerne donc le cumul des engagements auprès des trois pays, et non les seules livraisons annoncées depuis les Émirats et Bahreïn.

Quel effet sur les prix à la pompe ?

L’annonce ne s’accompagne pas d’une baisse précise en centimes par litre. À ce stade, elle porte sur les volumes d’approvisionnement, sans engagement chiffré sur le prix payé par les automobilistes.

Elle intervient après une première mesure prise en France : le 7 octobre, le gouvernement avait annoncé la mise sur le marché de dix millions de barils de gazole provenant des stocks stratégiques. Bercy estimait alors la baisse attendue entre 12 et 18 centimes par litre.

Ces deux annonces correspondent à des opérations distinctes. La première mobilisait des réserves déjà constituées ; celle de ce mardi porte sur des approvisionnements supplémentaires négociés auprès des pays du Golfe. L’estimation de baisse avancée début octobre ne peut donc pas être attribuée à ces nouveaux engagements.