Emmanuel Macron est arrivé ce lundi 19 octobre au Koweït, première étape d’une tournée prévue jusqu’à mercredi aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Qatar. Il a été accueilli par l’émir Mechaal al-Ahmad Al-Sabah.
Maintenu malgré les violences du week-end en France, ce déplacement poursuit un objectif énergétique. L’Élysée cherche des engagements sur des livraisons supplémentaires, avec l’espoir d’un effet indirect sur les prix des carburants.
Sécuriser les livraisons avant de peser sur les prix
Des responsables de TotalEnergies et d’Engie accompagnent le chef de l’État. Les discussions doivent aussi porter sur la sécurité des voies maritimes et les itinéraires permettant d’acheminer les hydrocarbures.
Le pari dépasse donc la seule obtention de volumes supplémentaires. Encore faut-il pouvoir les transporter dans une région déstabilisée par la guerre.
Francis Perrin, spécialiste de l’énergie à l’Institut de relations internationales et stratégiques, estime auprès de l’AFP que l’instabilité régionale complique les engagements des producteurs. Il ne s’attend pas à un effet du voyage sur les prix.
Une baisse à la pompe ne se décrète pas
Pour les automobilistes, le résultat ne se mesurera pas au nombre de rendez-vous diplomatiques. Une sécurisation des approvisionnements et une diminution du prix du plein constituent deux étapes différentes.
Le tarif affiché en station intègre notamment le coût des produits raffinés, le transport, la distribution et la fiscalité. Une évolution du marché pétrolier ne correspond donc pas mécaniquement à une baisse équivalente du litre d’essence ou de gazole.
Les prochaines étapes de la tournée doivent permettre de préciser les engagements obtenus auprès des partenaires du Golfe. Pour comparer les tarifs pratiqués près de chez soi, le site public prix-carburants.gouv.fr permet de consulter gratuitement les prix déclarés par les stations-service.