Incendie de la mairie de Limoges : le principal suspect interpellé par le Raid, il serait fiché S et proche de l'ultragauche

Incendie de la mairie de Limoges : le principal suspect interpellé par le Raid, il serait fiché S et proche de l'ultragauche

Trois jours après l'incendie qui a ravagé l'hôtel de ville de Limoges en marge des manifestations du 17 octobre, un premier suspect majeur a été interpellé. L'homme, présenté comme un militant d'ultragauche fiché S, a été arrêté ce mardi 20 octobre à Val-d'Issoire, en Haute-Vienne. La Sous-direction antiterroriste a été saisie.

L'enquête sur l'incendie de la mairie de Limoges connaît une avancée importante. Ce mardi 20 octobre, vers 6h15, les policiers du Raid de Bordeaux ont procédé à l'interpellation du principal suspect dans la commune de Val-d'Issoire, située à une cinquantaine de kilomètres de Limoges.

L'homme est originaire de la Creuse.

Une source policière le présente comme un activiste d'ultragauche, déjà inscrit au fichier S et connu des services de police pour des violences commises sur des personnes dépositaires de l'autorité publique.

La Sous-direction antiterroriste saisie

L'homme est soupçonné d'être impliqué dans l'incendie volontaire de l'hôtel de ville, survenu samedi 17 octobre lors des importantes violences qui ont secoué Limoges.

Ce jour-là, environ 5000 personnes avaient participé à la mobilisation contre la vie chère. Selon les autorités, plusieurs centaines d'individus radicalisés et violents avaient pris part aux affrontements avec les forces de l'ordre.

La mairie avait notamment été attaquée par des individus qui avaient brisé des vitres avant de pénétrer dans le bâtiment et d'y mettre le feu.

Les conséquences ont été considérables. L'incendie a détruit une grande partie de la toiture et provoqué l'effondrement du beffroi peu avant 21 heures.

Le préfet de Haute-Vienne avait alors estimé que l'édifice, inauguré en 1883, était "en grande partie perdu".

Le parquet de Limoges a ouvert une enquête pour destruction d'un bien par moyen dangereux en bande organisée.

Ce mardi, la Sous-direction antiterroriste (SDAT) a également été saisie de l'affaire. Cette intervention ne signifie toutefois pas, à ce stade, que les faits ont reçu une qualification terroriste.

L'enquête devra désormais déterminer le rôle exact du suspect dans l'incendie, ainsi que les éventuelles responsabilités d'autres personnes impliquées dans les violences du 17 octobre.