Les biscuits et les céréales du petit-déjeuner sont désormais au cœur des débats sur le budget de la Sécurité sociale pour 2027. Mercredi 14 octobre, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a approuvé un projet d’élargissement de la taxation des produits sucrés.
Le gouvernement souhaite étendre la logique de la taxe soda à certains aliments solides préemballés. Son projet vise notamment les viennoiseries, pâtisseries et gâteaux industriels, les barres céréalières, les confiseries et les produits chocolatés.
Inciter les fabricants à réduire le sucre
L’objectif affiché est de pousser les industriels à revoir leurs recettes. Dans le texte initial, le gouvernement prévoit une première tranche de taxation à partir de 10 grammes de sucres pour 100 grammes de produit. Il entend notamment réduire les apports en sucre chez les enfants et les adolescents.
Les députés ont également approuvé un amendement de Cyrille Isaac-Sibille élargissant le dispositif à l’ensemble des produits ultra-transformés contenant des sucres. Un autre amendement, porté par Stéphanie Galzy, prévoit d’exclure les artisans et les petites entreprises du secteur alimentaire.
Une hausse des prix encore incertaine
Les industriels redoutent une répercussion sur les prix payés par les consommateurs. Cette hausse n’est toutefois ni automatique ni chiffrée à ce stade. Le dispositif cherche précisément à encourager une modification des produits, plutôt qu’à maintenir leurs recettes en leur appliquant une contribution supplémentaire.
Pour les consommateurs, aucune nouvelle taxe issue de ce vote ne s’applique aujourd’hui. L’approbation en commission constitue une étape parlementaire, pas une adoption définitive.
Lors de l’examen en séance publique du budget de la Sécurité sociale, les députés repartiront du texte initial du gouvernement. Les modifications votées mercredi devront donc être à nouveau défendues pour figurer dans la version finalement adoptée.