Courses : le drive séduit désormais 4 Français sur 10

Courses : le drive séduit désormais 4 Français sur 10
Courses : le drive séduit désormais 4 Français sur 10

Faire ses courses sans parcourir les rayons du supermarché est devenu une habitude pour de nombreux Français. Désormais, quatre consommateurs sur dix utilisent le drive, un mode d'achat qui continue de progresser et représente déjà plusieurs milliards d'euros de dépenses chaque année.

Commander ses courses depuis son canapé avant de simplement passer les récupérer quelques heures plus tard est devenu un geste presque banal. En France, quatre consommateurs sur dix font désormais leurs courses en drive, selon les chiffres rapportés jeudi 24 septembre par RTL.

Une progression spectaculaire pour un service encore quasiment inexistant il y a une quinzaine d'années. Plus de 15 milliards d'euros de dépenses du quotidien ont désormais basculé des magasins traditionnels vers le drive, soit environ 10 % du marché.

Un marché qui progresse encore de 6 %

Et la tendance est loin de s'essouffler. Selon les données de l'institut Circana citées par le spécialiste de la grande consommation Olivier Dauvers, le drive affiche encore 6 % de croissance cette année.

Son principal avantage reste simple : le gain de temps. Le consommateur effectue sa commande en ligne et n'a plus besoin de parcourir les différents rayons ou d'attendre en caisse. Les produits sont par ailleurs généralement proposés au même tarif que dans le magasin auquel le drive est rattaché.

Un modèle dont E.Leclerc est aujourd'hui le grand leader, avec près de la moitié du marché français du drive.

Le drive ne remplace pourtant pas totalement le supermarché

Cette nouvelle manière de faire ses courses conserve néanmoins quelques limites. Le choix proposé sur Internet peut notamment être beaucoup moins important que celui disponible directement dans les rayons.

Dans un drive E.Leclerc, par exemple, l'assortiment peut être deux à trois fois moins important que dans le magasin correspondant. Une différence qui peut obliger certains clients à compléter malgré tout leurs achats sur place.

Autre frein : impossible de choisir soi-même certains produits. Pour les fruits, les légumes ou encore la viande, le consommateur doit faire confiance à la personne chargée de préparer sa commande.

C'est notamment pour cette raison que le drive fonctionne particulièrement bien pour les achats récurrents : bouteilles d'eau, produits d'entretien, pâtes, lait ou encore produits emballés. Des références que les consommateurs connaissent déjà et rachètent régulièrement.

Quinze ans après son apparition dans les habitudes des Français, le drive n'est donc plus seulement une alternative au supermarché traditionnel. Avec une fréquentation et un chiffre d'affaires toujours en progression, il s'installe durablement dans la manière dont les Français remplissent leurs placards.