La situation reste préoccupante dans une grande partie de la France. Au 8 septembre, quelque 64 500 habitants étaient encore alimentés par des bouteilles d'eau ou des camions-citernes, ou confrontés à des coupures et des tours d'eau. Plus largement, 1,1 million de personnes vivaient dans une zone où l'approvisionnement en eau potable était sous tension.
Les pluies de la fin de l'été n'ont pas suffi à inverser la tendance. Selon le bulletin national publié le 18 septembre, 61% des points d'observation des nappes phréatiques affichaient un niveau inférieur à la normale. Au total, 74 départements étaient concernés par un niveau de crise et 19 par une alerte ou une alerte renforcée.
Des restrictions qui perdurent
Plusieurs territoires maintiennent donc des limitations sur l'arrosage, le remplissage des piscines ou certains prélèvements. Les préfets peuvent restreindre temporairement les usages non prioritaires afin de préserver en premier lieu l'alimentation en eau potable.
Cette sécheresse, qualifiée d'historique, pousse désormais les collectivités à accélérer leurs projets : renouvellement des réseaux, interconnexion entre territoires ou création de nouvelles capacités de stockage. Avec des sols particulièrement secs, la prochaine période de recharge des nappes sera déterminante pour la suite.