Carburants : Roland Lescure promet des aides ciblées et assure qu'il n'y a "aucun problème d'approvisionnement"

Carburants : Roland Lescure promet des aides ciblées et assure qu'il n'y a "aucun problème d'approvisionnement"
Carburants : Roland Lescure promet des aides ciblées et assure qu'il n'y a "aucun problème d'approvisionnement" - DR

Face à la flambée des prix à la pompe, le gouvernement veut faire évoluer ses dispositifs de soutien. Roland Lescure défend des aides temporaires et ciblées pour les Français les plus exposés, tout en assurant que l'approvisionnement du pays reste sécurisé à court terme.

Lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 22 septembre à Bercy, Roland Lescure a reconnu une situation difficile pour les automobilistes. "Cette rentrée présente une situation dégradée dans le monde et dans le quotidien au niveau du prix à la pompe", a déclaré le ministre de l'Économie.

"Nous avons décidé de faire évoluer les dispositifs de soutien", a-t-il ajouté. Le gouvernement privilégie toujours des mesures temporaires et ciblées, plutôt qu'une aide généralisée à l'ensemble des automobilistes.

"Nous devons continuer à aider nos concitoyens"

Roland Lescure estime que "la réponse réside dans l'électrification" à plus long terme. Mais face à l'urgence actuelle, il insiste sur la nécessité de soutenir ceux qui dépendent quotidiennement de leur véhicule.

"Nous devons continuer à aider nos concitoyens qui sont en première ligne, qui travaillent et dont le prix du plein a fortement augmenté", a-t-il déclaré. Le ministre défend ainsi des aides concentrées sur "ceux qui ont le plus besoin", afin de maintenir un dispositif qu'il juge à la fois efficace et économe.

Malgré les tensions sur les prix, le ministre de l’Économie assure qu'il n'existe actuellement aucun problème d'approvisionnement en carburants en France et dit n'avoir "aucune inquiétude" pour les deux prochains mois. Il appelle toutefois à se préparer à une éventuelle dégradation du contexte international.

Le gouvernement affirme par ailleurs ne pas avoir bénéficié financièrement de la hausse des prix. Depuis le début de la crise, les recettes fiscales liées aux carburants afficheraient 407 millions d'euros de moins que sur la même période en 2025, notamment en raison du recul de la consommation.