Entre bonnes nouvelles et nouvelles dépenses, ce dimanche 1er novembre marque l'entrée en vigueur de plusieurs mesures économiques et sociales. Voici les principaux changements à retenir.
Le prix du gaz augmente encore de 6,6%
Mauvaise nouvelle pour les ménages qui se chauffent au gaz. Après des hausses de 5,6% en septembre et de 6,3% en octobre, le prix repère de vente du gaz augmente de nouveau de 6,6% au 1er novembre, pour atteindre 194,90 euros TTC par mégawattheure en moyenne.
Selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), cette hausse devrait représenter environ 12 euros supplémentaires sur la facture de novembre des consommateurs dont l'offre est indexée sur ce tarif.
Environ six millions de ménages seraient concernés. Ceux disposant d'un contrat à prix fixe ne subiront pas directement cette augmentation.
Le diesel pourrait baisser de 12 à 18 centimes par litre
À l'inverse, les automobilistes pourraient bénéficier d'une baisse du prix du gazole à partir de ce dimanche.
Le gouvernement a décidé de libérer 10 millions de barils de diesel issus des stocks stratégiques français, afin de faire diminuer les prix à la pompe.
Selon les estimations de Matignon, cette opération pourrait entraîner une réduction de 12 à 18 centimes par litre, soit environ dix euros d'économie par plein.
Cette baisse reste toutefois attendue et non garantie. Les pouvoirs publics ont annoncé des contrôles sur les prix et les marges des distributeurs.
Le fioul domestique et le gazole non routier sont également concernés.
Les retraites complémentaires augmentent de 1,4%
Les retraités du secteur privé vont bénéficier d'une revalorisation de leur pension complémentaire Agirc-Arrco.
L'augmentation sera de 1,4% à compter du 1er novembre, selon la décision des partenaires sociaux qui gèrent le régime.
Concrètement, une personne percevant 600 euros de retraite complémentaire gagnera 8,40 euros supplémentaires par mois.
Pour une pension complémentaire de 1 000 euros, le gain atteindra 14 euros mensuels.
La trêve hivernale débute
Comme chaque année, le 1er novembre marque le début de la trêve hivernale, qui se poursuivra jusqu'au 31 mars 2027.
Pendant cette période, les expulsions locatives sont suspendues, y compris en cas de loyers impayés, sauf exceptions prévues par la loi.
Les coupures d'électricité et de gaz pour impayés sont également interdites dans les résidences principales.
Les équipements hivernaux redeviennent obligatoires en montagne
Les automobilistes circulant dans certaines communes de montagne doivent à nouveau disposer des équipements adaptés à la neige. Jusqu'au 31 mars 2027, cette obligation s'applique dans des zones définies de 34 départements français.
Les véhicules concernés doivent être équipés de pneus hiver homologués 3PMSF ou disposer de chaînes ou de chaussettes à neige adaptées.
Les petits colis importés vont coûter plus cher
Les consommateurs qui commandent régulièrement sur des plateformes étrangères pourraient également voir leurs dépenses augmenter.
Une redevance européenne de traitement de 2 euros entre en vigueur le 1er novembre sur les colis importés dans l'Union européenne.
Elle vient s'ajouter aux droits de douane de 3 euros instaurés en juillet sur les petits colis d'une valeur inférieure à 150 euros.
Les achats réalisés sur certaines plateformes de commerce en ligne, notamment chinoises, pourraient donc devenir plus coûteux.
Des indemnités réduites pour certains accidents du travail
Autre changement important pour les salariés : le calcul des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle évolue.
Le salaire pris en compte sera désormais plafonné à 1,8 Smic, contre plus de trois Smic auparavant.
Les salariés dépassant ce seuil pourraient donc percevoir des indemnités moins élevées, sous réserve des éventuels compléments de rémunération versés par leur employeur.
Le gouvernement estime que cette réforme permettra d'économiser environ 270 millions d'euros en 2027.
Des règles plus strictes pour les petits découverts bancaires dès le 20 novembre
Enfin, un dernier changement interviendra un peu plus tard dans le mois.
À compter du 20 novembre, les banques devront appliquer les règles du crédit à la consommation aux nouvelles autorisations de petits découverts, y compris ceux inférieurs à 200 euros.
Les établissements devront notamment évaluer la solvabilité de leurs clients avant d'accorder ces facilités de caisse.
Les organismes proposant des minicrédits ou des paiements fractionnés seront également soumis à des exigences renforcées en matière d'information et de vérification de la capacité de remboursement des emprunteurs.