Une interview politique qui se prolonge désormais sur le terrain institutionnel. Après son passage mercredi 28 octobre dans la matinale de franceinfo, Sarah Knafo a décidé de contre-attaquer.
L'eurodéputée Reconquête reproche aux deux journalistes qui l'interrogeaient, Simon Le Baron et Audrey Tison, leur comportement durant cet entretien.
"Je saisis l'Arcom pour demander la mise en demeure de Radio France après mon interview sur franceinfo", a-t-elle annoncé sur le réseau social X.
JE SAISIS L’ARCOM pour demander la mise en demeure de Radio France après mon interview sur franceinfo. Je suis plus que jamais pour la privatisation de l’audiovisuel public, mais tant que nous le paierons, il devra respecter la loi, et l’Arcom est là pour l’y obliger. 73 interruptions en 24 minutes, simulacre de procès avec un bandeau « Knafo répond aux accusations » affiché dès la première minute, une interview qui méconnaît l’une après l’autre les trois obligations que la loi impose au service public : honnêteté de l’information, impartialité, égalité de traitement. 📂 Tout est étayé, tout est vérifiable, la lettre complète et les preuves sont ici : 👉 https://t.co/D3KIWA4Dhs
— Sarah Knafo (@knafo_sarah) October 31, 2026
"73 interruptions en 24 minutes"
Pour justifier sa démarche, Sarah Knafo affirme avoir été interrompue à 73 reprises au cours de 24 minutes d'échanges. Elle dénonce également le bandeau affiché à l'écran dès le début de l'entretien, portant la mention "Knafo répond aux accusations".
Selon elle, cette interview aurait méconnu trois obligations du service public audiovisuel : l'honnêteté de l'information, l'impartialité et l'égalité de traitement.
L'un des moments les plus tendus de l'interview est intervenu lorsque Simon Le Baron a interrogé Sarah Knafo sur l'attentat raciste du 23 octobre à Trappes et à La Verrière, qui a fait un mort et cinq blessés.
Le journaliste lui a notamment demandé si elle condamnait ces violences. Une question qui a vivement fait réagir l'eurodéputée. "Évidemment monsieur. Attention, vous nous prenez pour qui ? Vous pensez qu'on fait des appels au meurtre, qu'on est content quand des Français meurent ?", a-t-elle répliqué.
Les échanges se sont ensuite envenimés lorsque la journaliste Audrey Tison a qualifié de "laconique" un message publié par Sarah Knafo après le drame.
L'élue a alors lancé aux journalistes : "Personne n'attend plus rien de vous et vous trouvez quand même le moyen de nous décevoir."
Sarah Knafo relance ses critiques contre l'audiovisuel public
À la suite de cette confrontation, l'eurodéputée a réaffirmé son opposition au modèle actuel de l'audiovisuel public, se déclarant "plus que jamais pour la privatisation de l'audiovisuel public".
"Mais tant que nous le paierons, il devra respecter la loi, et l'Arcom est là pour l'y obliger", a-t-elle ajouté.
Reste désormais à savoir quelle suite le régulateur réservera à cette démarche. À ce stade, aucune décision de l'Arcom concernant cette interview n'est mentionnée.