Alliance Police annonce une plainte contre l’État pour mise en danger de la vie d’autrui

Alliance Police annonce une plainte contre l’État pour mise en danger de la vie d’autrui
Alliance annonce une plainte contre l’État pour mise en danger de la vie d’autrui - France MAG

Dans un communiqué publié la veille, mercredi 14 octobre, le syndicat met en cause les consignes données aux policiers et réclame un examen des responsabilités dans leur protection.

Alliance Police nationale annonce le dépôt d’une plainte contre l’État pour mise en danger de la vie d’autrui. Dans un communiqué diffusé mercredi sur Facebook, son bureau national demande que les conditions d’intervention des policiers soient examinées, dans le contexte de la mobilisation lycéenne.

Intitulé "Chienlit d’État : les policiers trahis, abandonnés et livrés à eux-mêmes !", le texte critique les autorités et la hiérarchie policière. Le syndicat décrit "des policiers esseulés, trahis, abandonnés, exposés à la violence et livrés à la vindicte".

Laurent Nuñez directement interpellé

Alliance reproche au chef de l’État son attitude envers ceux que le syndicat qualifie d’émeutiers. "Après l’empathie envers les émeutiers et la pédagogie affichées par le chef de l’État, place aux consignes floues, aux injonctions contradictoires et aux discours de façade !", écrit l’organisation.

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez est également mis en cause. "Entre les déclarations publiques de Laurent Nuñez et les consignes verbales transmises par la hiérarchie, la dissonance est devenue insupportable."

Le communiqué poursuit avec une interpellation directe. "Monsieur le Ministre, votre administration vous ment-elle ? Ou les policiers sont-ils délibérément sacrifiés sur l’autel de la communication politique ?"

Ces accusations sont formulées par Alliance. Le document ne détaille pas les instructions précises sur lesquelles elles reposent.

Le syndicat veut faire examiner les responsabilités

L’organisation demande un examen du fonctionnement de la chaîne de commandement. "Qui donne les ordres ? Qui transmet les consignes ? Qui assume les contradictions ? Et surtout, qui assumera les conséquences lorsqu’un drame surviendra dans nos rangs ?"

Alliance réclame ensuite "d’identifier les auteurs des consignes litigieuses et d’établir les responsabilités à tous les niveaux de l’État". Le syndicat présente sa plainte comme le moyen de faire examiner les faits et d’établir ces responsabilités.

"Les policiers ne seront ni les boucliers d’une communication politique, ni les fusibles d’une administration qui refuse d’assumer ses décisions", affirme son bureau national.

Le communiqué, daté du 14 octobre, ne précise ni la juridiction saisie ni les situations individuelles concernées par la plainte. Il ne fait pas état de l’ouverture d’une enquête à la suite de cette annonce.