Mairie de Limoges incendiée : Guillaume Guérin dénonce un défaut de protection policière

Mairie de Limoges incendiée : Guillaume Guérin dénonce un défaut de protection policière

Après l’incendie qui a presque entièrement ravagé l’hôtel de ville samedi 17 octobre, le maire de Limoges affirme sur BFMTV que le drame aurait pu être évité et annonce une interruption temporaire des services municipaux.

“Pendant une heure, je n’ai pas eu un seul policier national pour protéger la mairie”. Au lendemain de l’incendie, Guillaume Guérin met en cause les conditions de sécurisation du bâtiment. Interrogé dimanche 18 octobre par BFMTV, l’élu Les Républicains se dit “révolté et très triste”.

Selon son récit, les policiers nationaux, pourtant déployés en nombre, auraient manqué de munitions dès 15h30 et commencé à reculer sur les boulevards. Parmi les 5 000 personnes présentes à 15h, le maire distingue les manifestants pacifiques de 600 à 700 individus qu’il décrit comme des “black blocs” et des casseurs venus “détruire, casser et tuer des gens”.

Toujours selon lui, 400 à 500 casseurs déterminés ont ensuite gagné l’hôtel de ville, où les policiers municipaux ne disposaient ni du matériel ni des moyens nécessaires pour leur résister. Le feu a pris peu après 18h, en marge de la mobilisation contre la vie chère.

Guillaume Guérinl redoute surtout les conséquences pour les habitants modestes, particulièrement dépendants des prestations municipales, et prévient qu’une “rupture de service public” durera quelque temps. “C’est la maison du peuple”, insiste-t-il.

Inauguré en 1883 et inscrit aux monuments historiques, l’édifice a été presque entièrement détruit. Le parquet a ouvert une enquête en flagrance pour “destruction d’un bien par moyen dangereux en bande organisée”, confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée de Limoges.

De nombreux commerces du centre-ville ont également été pillés lors de cette journée, qui a mobilisé 800 000 personnes en France. Dimanche matin, 17 personnes, dont sept mineurs, étaient placées en garde à vue à Limoges.