Violences du 17 octobre : Édouard Philippe accuse LFI et s'interroge sur les failles du maintien de l'ordre

Violences du 17 octobre : Édouard Philippe accuse LFI et s'interroge sur les failles du maintien de l'ordre

Au lendemain des violences qui ont secoué plusieurs villes françaises, Édouard Philippe réclame des explications sur la préparation du dispositif de sécurité. Invité de BFMTV ce dimanche 18 octobre, le maire du Havre et candidat Horizons à la présidentielle a également mis en cause La France insoumise, qu'il accuse d'avoir contribué à légitimer les violences.

Édouard Philippe veut comprendre comment les manifestations du 17 octobre ont pu donner lieu à de tels débordements. Interrogé ce dimanche sur BFMTV, l'ancien Premier ministre a dénoncé un "niveau de violence hallucinant" et demandé que toute la lumière soit faite sur les moyens mobilisés par les autorités.

"Le désordre qui prévaut depuis hier choque, je le crois, tous les Français", a-t-il déclaré, estimant que les événements ne constituaient "pas seulement du désordre mais une remise en cause des fondements de la République".

Pour le président d'Horizons, deux questions doivent désormais être examinées : l'efficacité des services de renseignement et le dimensionnement du dispositif de maintien de l'ordre.

Édouard Philippe réclame des réponses sur le renseignement

L'ancien chef du gouvernement, qui avait lui-même été confronté au mouvement des Gilets jaunes lorsqu'il était à Matignon, s'interroge sur l'anticipation des violences.

"Est-ce qu'il y a eu ou non une faille dans le renseignement ? Et si c'est le cas, tirons-en les conséquences", a-t-il demandé.

Édouard Philippe souhaite également savoir si les effectifs déployés étaient suffisants et si les décisions prises en amont des manifestations étaient adaptées.

"Ce sont des choses que les Français ont le droit de savoir et des questions que moi, je me pose", a-t-il insisté.

Une responsabilité "considérable" de La France insoumise

Mais le maire du Havre a également désigné des responsables politiques.

Selon lui, les violences auraient été encouragées par certains discours issus de La France insoumise, qui auraient présenté le recours à la violence comme une réaction légitime aux injustices sociales.

Édouard Philippe estime ainsi que la responsabilité politique de LFI est "considérable" dans le climat ayant entouré les manifestations. Il dénonce également l'action de groupes d'ultragauche qu'il décrit comme particulièrement organisés et déterminés à déstabiliser l'ordre républicain.

L'ancien Premier ministre distingue toutefois ces militants des individus qui auraient profité des troubles pour commettre des pillages et des incendies.

Entre ces différents groupes, il voit "une alliance presque tactique", leurs actions poursuivant, selon lui, des objectifs différents mais convergeant dans l'exploitation du désordre.

Une situation qui pourrait avoir, prévient Édouard Philippe, des conséquences "ravageuses" pour le pays.