Marine Tondelier met directement en cause la gestion du maintien de l’ordre. Dans un message publié sur X dimanche 18 octobre, elle dénonce un “désastre absolu”, reprochant aux autorités d’avoir empêché des dizaines de milliers de personnes de manifester paisiblement tout en laissant des villes aux mains des casseurs.
La responsable écologiste dénonce également une répression sans discernement et des violences policières contre des participants pacifiques.
Selon elle, Laurent Nuñez n’a pas anticipé un dispositif capable de protéger les personnes et les biens et a sous-évalué l’ampleur de la mobilisation. Elle estime donc que son départ constitue la seule issue.
Le bilan objectif du ministre de l'Intérieur hier est un désastre absolu : - des dizaines de milliers de personnes empêchées d'exercer le droit fondamental de manifester en paix - des villes entières abandonnées aux casseurs pendant que des manifestants pacifiques étaient violentés - une répression indiscriminée entraînant des violences policières contre des personnes venues défiler pacifiquement Incapable de prévoir un dispositif adéquat garantissant la sécurité des personnes et des biens, Laurent Nuñez est manifestement dépassé par la situation, dont il a clairement sous-estimé l'ampleur. Il n'y a pas d'autre issue à cette journée du 17 octobre que sa démission.
— Marine Tondelier (@marinetondelier) October 18, 2026
Marine Tondelier a également pris pour cible le RN et Marion Maréchal Le Pen, l’accusant de “stigmatiser, assimiler, mélanger tout et n’importe quoi”. Elle a jugé les propos du parti “infamants” pour les lycéens, dont elle défend les revendications, et pour les manifestants pacifiques, parmi lesquels les Écologistes.
Stigmatiser, assimiler, mélanger tout et n’importe quoi : un sport national au RN. Cette déclaration est infamante pour les lycéens - dont les revendications sont légitimes - et pour les les manifestants pacifiques dont les Écologistes sont. Quelle honte…
— Marine Tondelier (@marinetondelier) October 18, 2026