Soutenir la production européenne face à la concurrence chinoise, quitte à desserrer les contraintes sur le thermique : c’est l’équilibre trouvé par Paris et Berlin pour l’avenir de l’automobile.
L’Allemagne accepte de durcir les critères du “Made in Europe”. Les entreprises soutenues par des fonds publics seraient tenues de s’approvisionner en composants fabriqués dans l’Union européenne ou chez certains partenaires proches, comme le Royaume-Uni, la Norvège et la Suisse. Cette préférence vise notamment à contenir l’afflux de véhicules chinois sur le marché européen.
En contrepartie, la France a consenti aux assouplissements réclamés par Berlin pour protéger son industrie automobile. Le compromis prévoit une réduction moins importante des émissions de CO2 à l’horizon 2035 et confirme l’abandon du passage au tout-électrique à cette échéance, au grand mécontentement des organisations environnementales.
Sur X, Emmanuel Macron défend néanmoins un accord permettant de transformer la filière tout en préservant les objectifs climatiques et la production en Europe.
Avec l’Allemagne, nous avons trouvé un accord pour assurer l’avenir du secteur automobile européen. Nous portons une ambition claire : réussir la transformation de notre industrie automobile, tout en maintenant notre ambition climatique et notre production en Europe. Notre cap ne change pas : réduire fortement les émissions de CO₂ et produire en France et en Europe les futures voitures électriques. C'est cela la préférence européenne. Nous souhaitons que cette dynamique franco-allemande puisse aboutir à un accord rapidement avec nos partenaires, pour nos emplois et notre industrie. L’Europe doit être un continent qui innove, qui investit et qui produit tout en protégeant le climat et en préservant nos emplois, c’est le sens de notre engagement.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) October 16, 2026