Automobile : Paris et Berlin s’accordent pour assouplir le cap de 2035 et renforcer le “Made in Europe”

Automobile : Paris et Berlin s’accordent pour assouplir le cap de 2035 et renforcer le “Made in Europe”

La France et l’Allemagne ont confirmé vendredi 16 octobre un compromis associant davantage de souplesse pour les véhicules thermiques à une préférence européenne plus stricte.

Soutenir la production européenne face à la concurrence chinoise, quitte à desserrer les contraintes sur le thermique : c’est l’équilibre trouvé par Paris et Berlin pour l’avenir de l’automobile.

L’Allemagne accepte de durcir les critères du “Made in Europe”. Les entreprises soutenues par des fonds publics seraient tenues de s’approvisionner en composants fabriqués dans l’Union européenne ou chez certains partenaires proches, comme le Royaume-Uni, la Norvège et la Suisse. Cette préférence vise notamment à contenir l’afflux de véhicules chinois sur le marché européen.

En contrepartie, la France a consenti aux assouplissements réclamés par Berlin pour protéger son industrie automobile. Le compromis prévoit une réduction moins importante des émissions de CO2 à l’horizon 2035 et confirme l’abandon du passage au tout-électrique à cette échéance, au grand mécontentement des organisations environnementales.

Sur X, Emmanuel Macron défend néanmoins un accord permettant de transformer la filière tout en préservant les objectifs climatiques et la production en Europe.