Enlèvement de Mia et projet de coup d’État, sept ans de prison requis contre Rémy Daillet

Enlèvement de Mia et projet de coup d’État, sept ans de prison requis contre Rémy Daillet

Le parquet antiterroriste a présenté ses réquisitions mardi à Paris. Quinze prévenus sont jugés dans ce dossier mêlant enlèvement d’enfant et projet de coup d’État.

Le parquet national antiterroriste a demandé, mardi 6 octobre, sept ans de prison contre Rémy Daillet, assortis d’une période de sûreté des deux tiers. Le prévenu est soupçonné d’avoir organisé l’enlèvement de Mia en 2021 et préparé un coup d’État à la tête d’un réseau clandestin d’ultradroite.

Quatorze autres personnes comparaissent dans ce procès à Paris. À leur encontre, le ministère public a requis des peines allant d’un an avec sursis à cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt, notamment pour association de malfaiteurs terroriste ou soustraction de mineur. Ces demandes ne constituent pas une condamnation.

L’enlèvement d’une fillette de 8 ans

Le 13 avril 2021, trois hommes s’étaient présentés au domicile de la grand-mère maternelle de Mia, dans les Vosges, en se faisant passer pour des éducateurs spécialisés. Ils étaient repartis avec l’enfant, alors âgée de 8 ans, sous prétexte de la conduire auprès de sa mère pour un rendez-vous de quelques heures.

La grand-mère avait rapidement découvert la supercherie. Une alerte enlèvement avait été déclenchée et près de 200 gendarmes mobilisés dans les jours suivants, rappelle Le Parisien dans son récit publié à l’ouverture du procès.

L’affaire avait révélé l’existence d’une mouvance complotiste accusant les services sociaux de retirer des enfants à leurs parents pour alimenter un prétendu réseau pédocriminel. Ces croyances avaient notamment servi à justifier des projets de rapts d’enfants placés.

Un réseau également soupçonné de préparer un coup d’État

Les poursuites dépassent le seul enlèvement de Mia. La justice examine aussi un projet visant à renverser le gouvernement, attribué au réseau animé par le prévenu.

Selon Le Journal des Français, le parquet a également requis trois ans d’emprisonnement, dont dix-neuf mois avec sursis, contre la mère de la fillette. Rémy Daillet est le seul prévenu détenu dans ce procès.

Les débats doivent s’achever vendredi 9 octobre. Le tribunal devra ensuite se prononcer sur la responsabilité de chacun et sur les éventuelles peines, indépendamment des réquisitions du ministère public.