La crise se joue autour des huiles de base de groupe III, indispensables à la fabrication de nombreux lubrifiants synthétiques utilisés dans les moteurs modernes. Les stocks constitués au début du conflit ont permis d'amortir les premières perturbations, mais ils se sont progressivement réduits.
Parmi les causes figure l'attaque ayant touché au printemps un important site de production de Shell au Qatar, alors que les difficultés de transport depuis le Moyen-Orient continuent de perturber la chaîne d'approvisionnement. Les prix de certaines huiles de base ont presque triplé en Europe et aux États-Unis depuis le début de la crise.
Stellantis, Toyota et Volkswagen cherchent des alternatives
Face à ces difficultés, plusieurs géants de l'automobile ont commencé à adapter leurs approvisionnements. Stellantis a testé des lubrifiants reformulés, Toyota s'est tourné vers d'autres fournisseurs et Volkswagen assure avoir sécurisé des volumes tout en étudiant d'autres solutions.
Les conséquences commencent également à toucher l'entretien automobile dans certains pays. Des retards pour les vidanges ont été signalés et certaines enseignes américaines ont même limité les quantités vendues. Le retour à une situation normale pourrait prendre plusieurs mois, même en cas d'amélioration rapide des échanges au Moyen-Orient.
En France, aucune pénurie généralisée d'huile moteur n'est annoncée à ce stade. Mais les tensions mondiales sur les stocks et les prix pourraient progressivement se répercuter sur les automobilistes et les professionnels de l'entretien.