Carburants : le SP95-E10 repasse sous les 2 euros le litre, le gazole reste nettement au-dessus

Carburants : le SP95-E10 repasse sous les 2 euros le litre, le gazole reste nettement au-dessus

Le prix moyen du SP95-E10 est redescendu à 1,98 euro le litre ce vendredi 7 août en France, repassant sous le seuil symbolique des 2 euros. Le gazole reste en revanche beaucoup plus cher, à 2,18 euros le litre en moyenne.

Petite accalmie à la pompe pour les automobilistes roulant à l’essence. Après plusieurs semaines de hausse, le SP95-E10 repasse sous la barre des 2 euros le litre.

Selon les données transmises à l’État par les stations-service et compilées par l’Agence Radio France, son prix moyen s’établit ce vendredi à 1,98 euro. Il atteignait encore 2,01 euros mercredi.

Le seuil des 2 euros avait été franchi à la hausse le 20 juillet, dans un contexte de forte volatilité des cours du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran.

La baisse concerne aussi le diesel, mais sans lui permettre de retrouver un niveau inférieur à 2 euros.

Le gazole coûte désormais 2,18 euros le litre en moyenne, contre 2,23 euros mercredi. Les données reposent sur les tarifs déclarés au cours des dernières 24 heures par 4 738 stations-service sur environ 9 800 recensées en France.

Le SP98 reste lui aussi au-dessus du seuil symbolique, à 2,07 euros le litre, après 2,09 euros deux jours auparavant.

Pour le SP95-E10, le calcul s’appuie sur les prix remontés par 4 003 stations, et sur 3 377 établissements pour le SP98.

Les cours du pétrole toujours sous tension

Les prix à la pompe restent étroitement dépendants des soubresauts du marché pétrolier mondial, particulièrement instable depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient.

Un autre élément pourrait désormais peser sur les cours : l’Arabie saoudite, la Russie et cinq autres membres de l’Opep+ ont décidé lundi d’augmenter leurs quotas de production pour le mois de septembre.

Une hausse de l’offre qui pourrait contribuer à détendre les prix du brut, même si l’évolution des carburants reste très sensible aux tensions géopolitiques.