Au lendemain du sommet du G7 organisé à Évian-les-Bains, Emmanuel Macron s’est exprimé ce jeudi soir depuis l’Élysée dans l’émission L’Événement sur France 2.
Face à Caroline Roux, le président de la République a abordé plusieurs dossiers internationaux majeurs, mais aussi des sujets de politique intérieure.
Le chef de l’État est d’abord revenu sur l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, signé à Versailles par Donald Trump.
Emmanuel Macron a salué "une bonne chose", tout en appelant à la prudence : "Je ne crois pas qu’on puisse dire que la guerre soit totalement terminée". Selon lui, une nouvelle phase doit désormais s’ouvrir autour de la diplomatie et des discussions sur le programme nucléaire iranien.
Le président français a également estimé que les opérations militaires avaient affaibli les capacités de Téhéran, tout en rappelant qu’"on n’a pas un changement de régime par des bombardements".
Une baisse attendue des prix du carburant
Autre conséquence évoquée : le prix de l’énergie. Emmanuel Macron estime que l’accord a déjà eu un effet sur le marché pétrolier et que "les prix à la pompe vont progressivement baisser".
Il a toutefois insisté sur la nécessité d’une réouverture durable du détroit d’Ormuz, point stratégique par lequel transite une partie importante du pétrole mondial.
Interrogé sur la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron a jugé que Kiev résistait "très bien" face à la Russie. Il estime que le G7 a permis de faire évoluer la perception de Donald Trump sur la situation militaire ukrainienne.
Concernant ses relations avec le président américain, Emmanuel Macron a reconnu des désaccords profonds, notamment sur le climat, le droit international ou l’égalité femmes-hommes, tout en défendant une approche "pragmatique".
Le chef de l’État a également alerté sur le retard européen en matière d’intelligence artificielle. "L’Europe a décroché", a-t-il affirmé, appelant à davantage d’investissements.
Emmanuel Macron a enfin été interrogé sur la mort de Lyhanna, qui a provoqué une vive émotion en France.
Le président a reconnu que "des choses n’ont pas été bien faites" et rappelé qu’une inspection avait été lancée. Ses conclusions doivent être rendues prochainement.
LYHANNA - "Cette indignation ne doit pas signifier l'impuissance et elle ne doit pas signifier la vindicte. Il faut qu'elle se traduise par des gestes utiles." pic.twitter.com/xCMxQymipV
— L'Événement (@LevenementFTV) June 18, 2026
"On ne doit jamais s’habituer, on doit toujours s’indigner", a déclaré le chef de l’État, appelant à transformer cette émotion en mesures concrètes pour améliorer le fonctionnement des institutions.