La police judiciaire a interpellé trois personnes tôt ce mardi 3 novembre à Nantes, révèle Ouest-France. Elles sont soupçonnées d’être impliquées dans l’incendie du lycée Nelson-Mandela, survenu au début du mouvement de mobilisation lycéenne.
Leur rôle éventuel reste à déterminer. Une interpellation ne constitue pas une déclaration de culpabilité et les personnes concernées bénéficient de la présomption d’innocence.
Le hall ravagé par les flammes
Le 1er octobre, un incendie s’était propagé à l’entrée de cet établissement situé sur l’île de Nantes, pendant un blocage. Les personnels et les élèves présents avaient été évacués.
Le rectorat avait signalé des violences visant des personnels avant le départ de feu. La direction de l’établissement avait alors évoqué un incendie volontaire. Aucun blessé n’avait été recensé.
Le lycée accueille plus de 1 700 élèves et étudiants. L’importance des dommages avait empêché une reprise des cours sur place et conduit à organiser un enseignement à distance.
Une reprise partielle envisagée le 16 novembre
La Région Pays de la Loire vise une réouverture partielle le lundi 16 novembre. Cette échéance doit permettre le retour d’élèves dans une partie des salles, après les travaux nécessaires à la sécurisation des lieux.
L’internat et la restauration restent toutefois des difficultés à résoudre. Dans l’attente, les élèves doivent poursuivre leur scolarité avec une organisation adaptée à la fermeture de l’établissement.