Alors que plusieurs territoires s'interrogent sur la place du numérique à l'école, le support papier pourrait retrouver davantage de place dans les classes.
Après plusieurs années de développement massif des outils numériques dans les lycées, le modèle commence à être questionné. En Île-de-France, la Région explique avoir adapté ses financements après avoir constaté que trois quarts des licences numériques achetées aux éditeurs n'étaient jamais utilisées par les élèves.
Pour autant, il n'est pas question de supprimer totalement le numérique. La stratégie nationale prévoit désormais une approche différente selon l'âge : le papier doit rester prioritaire à l'école élémentaire, peut être complété par le numérique au collège et peut, au lycée, être complété ou remplacé par des supports numériques lorsque les équipes pédagogiques le souhaitent.
Le papier plus efficace pour certains apprentissages ?
Le débat dépasse la seule question du coût. Le rapport des États généraux de la lecture pour la jeunesse souligne que les écrans occupent une place croissante dans le quotidien des jeunes et appelle à renforcer la lecture. Il relève également l'intérêt du support physique dans les apprentissages.
De son côté, le ministère de l'Éducation nationale constate que le numérique reste encore relativement peu intégré aux pratiques pédagogiques françaises et que certaines dotations en équipements n'ont pas produit d'effet notable sur les performances scolaires mesurées.
Le débat n'oppose donc plus forcément papier et numérique de manière frontale. L'enjeu devient plutôt de déterminer quel support est le plus adapté selon l'âge, la matière et l'usage, alors que plusieurs régions réfléchissent désormais à redonner davantage de place aux manuels physiques.