Attentat raciste de Trappes : Emmanuel Macron annonce un hommage national aux victimes

Attentat raciste de Trappes : Emmanuel Macron annonce un hommage national aux victimes

Un hommage national sera organisé après l'attaque meurtrière de Trappes, dans les Yvelines, qui a coûté la vie à un homme de 26 ans vendredi 23 octobre. L'annonce a été faite ce mercredi par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Emmanuel Macron appelle à l'unité et dénonce le manque de compassion exprimé après le drame.

La France rendra un hommage national aux victimes de l'attentat de Trappes. Ce mercredi 28 octobre, à l'issue du Conseil des ministres, Maud Bregeon a annoncé la décision de l'exécutif, cinq jours après l'attaque qui a fait un mort et plusieurs blessés dans les Yvelines.

Le président de la République souhaite notamment honorer la mémoire de Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans tué vendredi lors de cette attaque à l'arme à feu.

"Dans ces moments, on doit être dans la responsabilité, dans l'unité et dans la dignité. Être aux côtés des familles et des victimes", a déclaré Emmanuel Macron, selon les propos rapportés par la porte-parole du gouvernement.

Une date encore inconnue pour l'hommage national

À ce stade, aucune précision n'a été apportée sur les modalités de cette cérémonie.

La date reste à déterminer, tout comme la présence éventuelle d'Emmanuel Macron pour la présider. Interrogé par l'AFP, l'Élysée n'a pas fourni davantage d'informations.

Lors du Conseil des ministres, le chef de l'État a également regretté le manque de compassion exprimé dans les premières heures ayant suivi l'attentat, ainsi que les tentatives de récupération politique.

Cette annonce répond notamment à une demande formulée mardi à l'Assemblée nationale par Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste, qui avait réclamé un hommage national aux victimes.

Les députés ont déjà observé une minute de silence en mémoire de Pengo Bossio Wangi.

Le suspect toujours en garde à vue

Vendredi 23 octobre, plusieurs personnes avaient été prises pour cible lors de fusillades à Trappes et à La Verrière.

Pengo Bossio Wangi avait été mortellement touché et plusieurs autres victimes avaient été blessées.

Selon le procureur national antiterroriste Olivier Christen, au moins quatre personnes blessées portent des noms à consonance africaine ou maghrébine.

Le principal suspect, Kévin T., demeure en garde à vue dans le cadre des investigations.

L'enquête doit notamment permettre d'établir précisément les motivations de cette attaque, qualifiée de "terroriste raciste" par le gouvernement.