L'ampleur de l'attaque se précise. Vendredi 23 octobre, un homme armé a semé la terreur à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, au cours d'une série de fusillades qui ont coûté la vie à un jeune homme de 26 ans.
Lors d'une conférence de presse organisée lundi, le procureur national antiterroriste Olivier Christen est revenu sur ce qu'il décrit comme un "périple meurtrier particulièrement préparé".
Selon les investigations, 128 munitions ont été tirées sur huit scènes de crime distinctes.
Le bilan humain est particulièrement lourd. Pengo Bossio Wangi, âgé de 26 ans, a été tué. Quatre autres personnes ont été grièvement blessées, dont trois étaient toujours hospitalisées lundi.
Le pronostic vital de l'une des victimes restait engagé. En revanche, celui d'une fillette de 11 ans, également grièvement blessée, ne l'était plus depuis dimanche.
Trois autres personnes ont été plus légèrement blessées, tandis que huit individus supplémentaires, dont un enfant de 12 ans, ont été pris pour cible sans être touchés.
Des armes et un brassard de police retrouvés dans sa voiture
Le principal suspect, Kévin T., avait été interpellé vendredi à Coignières.
Dans sa Renault Clio, les enquêteurs ont découvert plusieurs objets, notamment un pistolet-mitralleur Sten, des munitions, un couteau, des menottes, un pointeur laser et un brassard de police.
Ces éléments font partie des investigations visant à reconstituer la préparation et le déroulement de l'attaque.
Le suspect conteste toutefois la motivation raciste des faits qui lui sont reprochés.
Le procureur a également précisé qu'aucun tract d'un parti politique n'avait été découvert dans son véhicule.
La garde à vue reprend après une observation psychiatrique
La procédure avait connu une interruption durant le week-end.
En raison de l'état psychiatrique du suspect, sa garde à vue avait été suspendue dans la nuit de samedi, afin de permettre une évaluation médicale.
Un nouvel examen réalisé lundi n'a pas mis en évidence, selon le procureur, de symptômes de décompensation aiguë, ni de signes d'activité hallucinatoire ou délirante justifiant une hospitalisation sous contrainte.
La garde à vue de Kévin T. a donc repris lundi à 14h46.
Compte tenu de cette suspension et des délais légaux, elle pourrait se poursuivre jusqu'au jeudi 29 octobre à 0h36.
Les enquêteurs cherchent désormais à établir précisément les motivations du suspect et les circonstances de chacune des huit scènes de crime.