"Sale merde" : un journaliste de Frontières pris à partie devant les locaux du Monde après une erreur sur l'attentat de Trappes

"Sale merde" : un journaliste de Frontières pris à partie devant les locaux du Monde après une erreur sur l'attentat de Trappes

Une confrontation tendue s'est déroulée ce mercredi 28 octobre devant le siège du journal Le Monde, à Paris. Un journaliste de Frontières, venu interroger la rédaction sur une information erronée concernant le suspect de l'attentat de Trappes, a été violemment insulté. Sa caméra aurait également reçu un coup.

La rectification d'une information sur l'attentat de Trappes provoque des tensions entre deux médias.

Ce mercredi matin, Guillaume Foucqueteau, journaliste de l'émission 100 % Frontières sur CNews, s'est rendu devant les locaux du quotidien Le Monde, dans le 13e arrondissement de Paris.

L'objectif de son reportage : demander des explications après la publication d'une information concernant Kévin T., principal suspect de l'attaque meurtrière survenue vendredi dans les Yvelines.

Une information erronée sur des tracts du Rassemblement national

Dans son enquête consacrée à l'attentat, Le Monde avait initialement affirmé que des tracts du Rassemblement national avaient été retrouvés dans le véhicule du suspect.

Une information ensuite rectifiée par le quotidien, aucun tract d'un parti politique n'ayant été découvert dans la voiture de Kévin T., comme l'a confirmé le procureur national antiterroriste Olivier Christen.

Guillaume Foucqueteau souhaitait notamment savoir si la rédaction du *Monde* comptait présenter des excuses publiques après cette erreur.

Mais les échanges filmés devant le siège du journal ont rapidement dégénéré.

Des insultes et un coup porté à la caméra

Dans la vidéo diffusée par Frontières et relayée par le site de Jean-Marc Morandini, un homme s'approche de l'équipe de tournage et lui ordonne de quitter les lieux.

"Tu te barres d'ici ! Barrez-vous !", lance-t-il à plusieurs reprises.

L'individu donne ensuite un coup à la caméra avant de poursuivre ses insultes.

"J'en ai rien à foutre ! Sale merde !", s'emporte-t-il alors que deux hommes tentent de le retenir.

Une femme intervient également et refuse de répondre aux questions du journaliste.

"On vous demande de partir en fait. J'en ai rien à foutre de te répondre. Je ne réponds pas à l'extrême droite", déclare-t-elle.

L'identité et les fonctions des personnes apparaissant dans cette séquence ne sont pas précisées dans le récit des faits.

Cet incident intervient alors que le traitement médiatique de l'attentat de Trappes, qui a fait un mort et plusieurs blessés, continue de susciter des controverses.