Un téléphone, un appareil électroménager ou des cadeaux de Noël réglés en plusieurs échéances : derrière cette facilité d’achat se trouve parfois un crédit. À compter du 20 novembre 2026, davantage de ces opérations entreront dans le cadre protecteur du crédit à la consommation.
Issue d’une directive européenne, la réforme vise notamment à mieux prévenir le surendettement et à renforcer l’information des acheteurs.
Les petites sommes aussi concernées
Comme l’explique Service Public, les nouvelles dispositions étendent l’encadrement à des financements jusqu’ici partiellement ou totalement exclus : crédits de moins de 200 euros, crédits gratuits et certains paiements fractionnés ou différés de courte durée.
Un financement sans intérêts pourra donc relever de ces règles. Le périmètre dépendra toutefois des caractéristiques de l’offre : toutes les facilités proposées directement par les commerçants ne relèvent pas nécessairement du même régime.
Une capacité de remboursement à vérifier
Pour les opérations concernées, le prêteur devra évaluer la solvabilité de l’acheteur avant d’accorder le financement. Les obligations sont renforcées, avec des formalités adaptées pour les crédits courts ou de faible montant.
L’information remise avant la souscription devra également permettre de mieux comprendre le coût total, les échéances et les conséquences d’un défaut de paiement.
Le paiement fractionné continuera d’exister, mais son obtention sera davantage encadrée.
Un paiement "sans frais" reste une somme à rembourser
L’absence d’intérêts ne dispense pas de vérifier les conditions du contrat, notamment les conséquences d’un retard.
Avant de valider plusieurs achats à crédit, additionner les échéances déjà prévues permet de connaître la somme qui sera réellement prélevée chaque mois. Une mensualité limitée peut devenir plus difficile à absorber lorsqu’elle s’ajoute à plusieurs autres.