L’ampleur de la cyberattaque visant le ministère de l’Éducation nationale reste à déterminer. Dans un point de situation publié ce mardi 18 août, le ministère indique poursuivre ses expertises après de nouvelles publications affirmant que des données concernant des élèves auraient également été dérobées.
L’intrusion frauduleuse s’était produite dans la nuit du 25 juillet. Le ministère avait rendu l’affaire publique le 31 juillet, en indiquant qu’une exfiltration de données personnelles avait pu avoir lieu.
Une plainte contre X avait alors été déposée auprès du parquet de Paris. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information et la CNIL avaient également été saisies. Une enquête judiciaire est toujours en cours.
Les personnels concernés déjà informés
Depuis la découverte de l’incident, les personnels susceptibles d’être concernés ont été avertis individuellement.
La situation pourrait toutefois être plus large. Selon le ministère, des publications diffusées lundi ont revendiqué la mise en ligne des données dérobées et affirmé détenir également des informations relatives à des élèves.
À ce stade, le ministère ne confirme pas que des données d’élèves ont effectivement été exfiltrées. Les expertises doivent encore déterminer "la nature exacte et l’étendue des données exfiltrées".
Si d’autres personnes sont identifiées comme concernées, elles seront informées individuellement. Dans le cas d’élèves, leurs représentants légaux seront également avertis.
Attention aux tentatives d’hameçonnage et d’usurpation d’identité
Le ministère indique parallèlement renforcer la sécurité de ses systèmes informatiques avec l’appui de l’ANSSI.
Il appelle surtout les personnels, élèves et familles à la vigilance face aux fraudes susceptibles de suivre la publication de données volées, notamment les tentatives d’hameçonnage et d’usurpation d’identité.
L’Éducation nationale rappelle qu’elle ne demande jamais par courriel, téléphone ou message des identifiants de connexion, des mots de passe ou des coordonnées bancaires.
Tout message suspect doit être signalé aux autorités académiques sans y répondre ni cliquer sur les liens qu’il contient.