La fin de Bloctel devait tourner la page du démarchage téléphonique non consenti. Elle s’accompagne finalement d’une importante fuite de données.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a révélé mercredi 12 août qu’un cybercriminel avait réussi à accéder à des fichiers contenant trois millions de numéros de téléphone enregistrés sur le service.
Point rassurant : selon l’administration, aucun nom, aucune adresse ni autre donnée personnelle associée à ces numéros n’a été récupéré.
Les personnes concernées prévenues par mail
Les utilisateurs touchés par la fuite ont été informés directement par courrier électronique.
La DGCCRF appelle malgré tout à la prudence face à d’éventuelles sollicitations inhabituelles, notamment lorsqu’un interlocuteur réclame une action, des informations ou une démarche que le consommateur n’a pas lui-même initiée.
Cette fuite intervient au moment même où Bloctel vient de fermer définitivement.
Depuis mardi 11 août, le système a perdu sa raison d’être avec l’entrée en vigueur de nouvelles règles : un professionnel ne peut désormais plus démarcher un particulier par téléphone sans avoir obtenu au préalable son consentement explicite et traçable.
Une obligation dont l’entreprise doit, en cas de contestation, être capable d’apporter la preuve.