La réponse gouvernementale se précise après le piratage de la Direction générale des Finances publiques. Réuni ce lundi 17 août autour de Sébastien Lecornu, le dispositif de crise interministériel a débouché sur trois mesures principales.
L’attaque, confirmée vendredi par la DGFiP, porte sur deux intrusions survenues fin juin puis fin juillet. Les données d’au moins 678 000 particuliers et professionnels ont été dérobées, ainsi que celles liées à environ 200 000 comptes présents dans les fichiers cadastraux.
Un audit confié à l’Anssi
En parallèle de l’enquête judiciaire déjà ouverte, le Premier ministre a demandé à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information de mener un audit approfondi.
L’objectif est de déterminer précisément les circonstances du piratage et les failles ayant permis aux auteurs de pénétrer dans le système informatique de la DGFiP.
Les personnes concernées doivent également être contactées individuellement "dans les meilleurs délais". L’administration fiscale devra leur indiquer quelles données ont potentiellement été exposées ainsi que les précautions à prendre.
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, avait déjà demandé que cette information débute dès ce lundi.
Enfin, Sébastien Lecornu souhaite accélérer le plan de sécurisation des systèmes d’information de l’État, lancé le 30 avril. Les différents ministères sont désormais appelés à renforcer leurs dispositifs sans attendre les prochaines étapes initialement prévues.