Le ministère de la Justice accélère la révision des dossiers sensibles impliquant des mineurs.
Une semaine après le lancement du réexamen de 70 000 plaintes concernant des atteintes sur des enfants, décidé dans le sillage de l’affaire Lyhanna, les premiers résultats dévoilés par le gouvernement sont significatifs.
Selon une source gouvernementale citée par Franceinfo, 134 personnes ont déjà été placées en détention provisoire pour des faits de violences sexuelles. Par ailleurs, 1 243 gardes à vue ont été effectuées en lien direct avec des infractions commises sur des mineurs.
Invité sur TF1, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a assuré que l’affaire de la jeune Lyhanna marquait un tournant dans la prise en charge des signalements concernant les enfants.
Le garde des Sceaux a fixé au 14 juillet l’objectif de traitement de l’ensemble des 70 000 dossiers concernés par cette opération exceptionnelle.
Sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Sébastien Lecornu a estimé que les conclusions de la mission d’inspection démontraient que "la chaîne de protection a failli".
Le rapport évoque notamment une succession "d’erreurs, de négligences, d’inactions et de mauvaises décisions" dans le suivi du dossier ayant précédé la mort de Lyhanna.
À la suite de la publication de ce rapport, le gouvernement a annoncé lundi les premières mesures disciplinaires.
Une magistrate ainsi que deux gendarmes du Gers ont été sanctionnés pour leur rôle dans la gestion du dossier.
L’affaire Lyhanna a provoqué une vive émotion dans tout le pays et relancé le débat sur la prise en charge judiciaire et administrative des signalements de violences sexuelles commises sur des mineurs.