Le seuil des 3 500 milliards d’euros est désormais largement dépassé. À la fin du deuxième trimestre, la dette publique s’élevait à 3 595,5 milliards d’euros, soit 119 % du PIB, un niveau inédit depuis 1946.
D’après l’Insee, elle a grossi de 59,6 milliards d’euros en trois mois. La hausse était déjà de 75,8 milliards au premier trimestre, lorsque la dette représentait 117,5 % du PIB.
De quoi compliquer les prévisions budgétaires, retarder d’au moins un an le redressement des finances publiques et raviver la crainte d’une crise de la dette française aux répercussions internationales.