Selon le Global Capitalism Index, présenté cette semaine par des chercheurs de l’université de Virginie et relayé par BFMTV, la France obtient 85,2 points sur 100, contre 84,4 pour l’Allemagne, classée 24e. L’Espagne et l’Italie suivent aux 29e et 36e places.
Le résultat tient largement aux banques françaises. Leur système décroche 88,4 points, contre 60 outre-Rhin. Organisé autour de grands groupes présents à l’international, il surclasse le réseau allemand, plus fragmenté. Cinq établissements français figurent ainsi parmi les dix premières banques européennes, contre un seul allemand.
Pas de quoi pavoiser : la France passe devant grâce au recul allemand, malgré un score en légère baisse et des résultats inférieurs sur la plupart des critères.
Ce classement ne récompense toutefois ni les impôts les plus faibles ni l’État le plus discret. Il évalue notamment la protection de la propriété privée, la circulation des capitaux, la concurrence et les institutions. La Suisse arrive en tête devant les États-Unis, tandis que le Danemark, la Suède et la Norvège figurent dans le top 10 malgré leur fiscalité élevée.
Les chercheurs décrivent ainsi la France comme un modèle de "capitalisme commercial", porté par son ouverture aux échanges et aux capitaux. Pour rappel, le France se situe au 2e rang européen pour son taux de prélèvements obligatoires derrière le Danemark. Taxer beaucoup n’empêche donc pas de rester capitaliste.