Violences sexuelles à l’école : des questionnaires dès la maternelle pour libérer la parole des élèves

Violences sexuelles à l’école : des questionnaires dès la maternelle pour libérer la parole des élèves

Dès novembre, les élèves de la grande section à la terminale pourront signaler, avec ou sans leur nom, les violences qu’ils ont subies.

La réponse pourra tenir en trois mots : “oui, non, ou je ne veux pas répondre”. Selon la version finale du questionnaire consultée par nos confrères de France Inter, les élèves pourront aussi choisir de rester anonymes. Le dispositif doit être proposé à tous les élèves, de la grande section de maternelle à la terminale, dès le retour des vacances de la Toussaint, après une séance d’éducation à la vie affective et relationnelle.

L’Éducation nationale a préparé cinq versions selon l’âge. Pour les plus jeunes, jusqu’au CE1, un adulte lira les questions, illustrées par les dessins d’un enfant tantôt heureux, tantôt triste. Elles aborderont le sentiment de sécurité à la maison, les secrets pesants et les attouchements intimes hors des soins ou de la toilette. Au lycée, une quinzaine de questions évoqueront notamment les agressions sexuelles et les actes imposés sous la contrainte.

Les réponses devront être examinées le jour même. Un élève qui se signale comme victime sera rapidement recontacté par une assistante sociale, une infirmière ou une psychologue de l’Éducation nationale. 

Si ses propos révèlent un danger, la justice pourra être saisie, précise le ministre. Des témoignages anonymes donneront lieu à des interventions pédagogiques dans la classe concernée, pour permettre à d’autres élèves de parler.

À noter qu’un enfant sur cinq est victime de violences sexuelles dans l’UE. Le défi commencera ainsi dès les premières réponses récoltées.