Six jours sans quitter un brancard aux urgences. Le récit d’une patiente de 85 ans hospitalisée au CHU d’Orléans en juillet a conduit l’Agence régionale de santé à demander des explications à l’établissement.
Nino-Anne Dupieux avait été admise le 18 juillet pour une hémorragie. Elle raconte avoir d’abord été installée dans un box, au milieu d’autres patients également allongés sur des brancards, avant de comprendre qu’elle allait rester dans cette situation plusieurs jours.
Au total, l’octogénaire affirme avoir passé six jours aux urgences avant de pouvoir être hospitalisée dans un autre service.
Dans un communiqué diffusé ce dimanche, l’ARS Centre-Val de Loire distingue la qualité des soins médicaux reçus des conditions matérielles de prise en charge.
L’agence estime que maintenir un patient plusieurs jours sur un brancard ne correspond pas aux conditions normalement attendues dans un hôpital public. Elle a donc demandé au CHU d’Orléans de conduire une analyse détaillée de cet épisode.
Pourquoi aucun lit n’a-t-il été trouvé plus tôt ?
L’objectif sera notamment de comprendre comment une attente aussi longue a pu se produire et pour quelles raisons aucune solution alternative d’hospitalisation n’a pu être mobilisée plus rapidement.
Ce retour d’expérience devra permettre d’identifier les dysfonctionnements éventuels et les mesures à prendre pour éviter qu’une situation similaire ne se reproduise.
La patiente, elle, a décrit auprès de BFMTV une expérience particulièrement éprouvante, affirmant avoir "vécu l’enfer" durant ces six jours passés aux urgences.