Les hôpitaux et les cabinets médicaux accueilleront une promotion d’internes nettement plus importante à la rentrée. Le ministère de la Santé a annoncé ce mercredi 5 août l’ouverture de 10 260 postes pour 2026, soit 1 341 de plus qu’en 2025.
Cette augmentation de 15 % est présentée par le gouvernement comme l’une des premières conséquences visibles de la suppression du numerus clausus décidée en 2019, avec l’objectif de former davantage de médecins.
La médecine générale concentrera à elle seule 4 070 postes, soit près de 40 % de l’ensemble de la promotion. Leur nombre progresse de 13,3 % en un an.
Le ministère entend ainsi renforcer les soins de proximité, alors que de nombreux territoires connaissent toujours d’importantes difficultés pour trouver un médecin traitant.
Plusieurs spécialités confrontées à une pénurie de praticiens enregistreront des hausses encore plus marquées. La dermatologie disposera de 130 postes, en progression de 25 %, tandis que 468 places seront ouvertes en pédiatrie, soit 20,3 % de plus.
Les effectifs augmenteront également en gynécologie-obstétrique, en médecine d’urgence, en gériatrie, en cardiologie et en psychiatrie. Cette dernière accueillera 665 nouveaux internes, en hausse de 18,1 %.
Des postes supplémentaires dans les régions sous-dotées
Le gouvernement promet également de mieux répartir les futurs médecins sur le territoire. Le nombre de postes progressera de 18 % en Centre-Val de Loire, de 15,7 % en Nouvelle-Aquitaine et de 14,7 % dans les Hauts-de-France. Ces régions figurent parmi celles où l’accès aux soins demeure particulièrement difficile.
Les internes, qui débutent leur troisième cycle à partir de la septième année d’études, exercent à temps plein dans les hôpitaux ou en médecine de ville tout en achevant leur formation.
La forte hausse annoncée intervient deux ans après une promotion exceptionnellement réduite. En 2024, l’entrée en vigueur d’un nouveau système d’évaluation, comprenant notamment une note éliminatoire à l’écrit et une épreuve orale, avait conduit de nombreux étudiants à repousser leur passage en sixième année.