Le gouvernement serre la vis en matière de lutte contre les stupéfiants au sein de l’administration. Dans une circulaire datée du 16 juin et révélée par Politico, le Premier ministre Sébastien Lecornu demande à l’ensemble des membres du gouvernement de mettre en œuvre des tests salivaires inopinés et obligatoires pour certains agents de l’État.
Le document, intitulé "Mesures de prévention de la consommation de stupéfiants au sein de l’État", vise notamment les membres des cabinets ministériels ainsi que les titulaires de fonctions nommées par le gouvernement.
Selon la circulaire, ces dépistages devront permettre de vérifier que les personnes concernées ne consomment pas de substances illicites. Les ministres sont également invités à identifier les catégories de postes pouvant faire l’objet de contrôles réguliers, en fonction de la nature des missions exercées et des exigences d’exemplarité associées.
Le Premier ministre justifie cette mesure par les responsabilités particulières exercées par certains agents publics et par la nécessité de garantir un comportement irréprochable au sommet de l’État.
Des sanctions possibles en cas de test positif
En cas de résultat positif, chaque ministre devra déterminer les suites à donner, y compris sur le plan disciplinaire. Le refus de se soumettre au dépistage pourra également entraîner des conséquences.
Le texte prévoit toutefois un accompagnement des personnes concernées, avec une orientation vers des structures spécialisées en addictologie lorsque cela sera nécessaire.
Au-delà des contrôles, la circulaire impose la mise en place d’actions de prévention dans les ministères. Des consultations spécialisées devront être proposées en lien avec la médecine de prévention afin de favoriser le repérage et la prise en charge des conduites addictives.
Les membres du gouvernement disposent désormais de quelques jours pour formaliser leur stratégie. Leurs plans d’action devront être transmis à Matignon avant le 26 juin.