Le ton est monté à l’Assemblée nationale après les violences qui ont suivi la victoire du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions samedi soir contre Arsenal.
Intervenant ce mardi 2 juin devant les députés, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est dit "en colère" face aux débordements observés dans plusieurs villes françaises, tout en apportant un soutien sans réserve aux forces de l’ordre mobilisées sur le terrain. "Nous devons soutenir ici quoi qu'il arrive les forces de sécurité intérieure - policiers et gendarmes - pour une simple et bonne raison : car leur mission est d'appliquer les lois de la République que vous avez votées", a-t-il poursuivi.
Violences après la victoire du PSG : le Premier ministre @SebLecornu dénonce des "images lamentables" et affirme qu'il faut "soutenir quoi qu'il arrive les forces de sécurité intérieure"#QAG #DirectAN pic.twitter.com/BRY1gskzrx
— LCP (@LCP) June 2, 2026
Le chef du gouvernement a également dénoncé ce qu’il qualifie d’"inversion du récit" et d’"inversion des valeurs". "On ne peut pas être dans une schizophrénie (…) laissant à entendre que ce sont les forces de l’ordre qui créeraient le désordre", a-t-il déclaré devant les parlementaires.
Une réponse à La France insoumise
Cette prise de parole intervient dans un contexte de polémique autour du maintien de l’ordre durant les célébrations du sacre parisien.
Le Premier ministre visait notamment des déclarations des figures de la France Insoumise durant le week-end, et, sans la nommer directement, la députée Clémence Guetté, qui avait accusé les forces de l’ordre d’avoir "chargé des gens qui ne commettaient aucun débordement".
Les violences post-match ont donné lieu à des centaines d’interpellations à travers le pays, après des scènes de pillages, incendies et affrontements dans plusieurs villes françaises, dont Paris, Grenoble ou encore Rennes.