Dans le secteur privé, la loi ne prévoit aucune majoration de salaire obligatoire pour les heures travaillées le 11 novembre. Un salarié peut donc être rémunéré comme lors d’une journée ordinaire, même si cette date figure parmi les fêtes légales.
Une convention collective ou un accord applicable dans l’entreprise peut toutefois prévoir des dispositions plus favorables, comme une majoration ou un repos compensateur. Il faut donc consulter les textes qui encadrent son emploi avant de compter sur un supplément de rémunération.
Un salaire doublé uniquement sous certaines conditions
Le 11 novembre ne suit pas les mêmes règles que le 1er mai. Pour la fête du Travail, les salariés autorisés à travailler bénéficient, en plus de leur salaire, d’une indemnité égale à cette rémunération. Le paiement est donc doublé.
Cette obligation légale ne s’étend pas aux autres jours fériés. Pour connaître les contreparties prévues le 11 novembre, les salariés peuvent vérifier leur convention collective et les accords d’entreprise, puis demander confirmation au service des ressources humaines.
L’intitulé de la convention collective figure normalement sur le bulletin de paie. Le Code du travail numérique permet également de rechercher les règles correspondant à sa branche professionnelle.
Le 11 novembre n’est pas obligatoirement un jour de repos
Pour un salarié majeur, être en repos ce jour-là n’est pas automatique. Un accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche définit les jours fériés chômés. En l’absence d’accord, l’employeur les fixe.
Des règles particulières concernent les salariés et apprentis de moins de 18 ans. Le travail pendant les jours fériés leur est en principe interdit, avec des exceptions dans certains secteurs, notamment l’hôtellerie-restauration et les commerces alimentaires.
Si vous ne travaillez pas, le salaire peut être maintenu
Lorsqu’un jour férié chômé tombe un jour normalement travaillé, le maintien du salaire est garanti, dans le cas général, à partir de trois mois d’ancienneté dans l’entreprise. Des dispositions plus favorables peuvent s’appliquer. Certains statuts, notamment l’intérim, relèvent de règles spécifiques.
Les heures non effectuées en raison d’un jour férié chômé ne peuvent pas être récupérées. Il faut les distinguer des heures correspondant à un éventuel pont, qui peuvent l’être.
En 2026, le 11 novembre tombe un mercredi. Pour organiser ses journées autour de cette date, mieux vaut donc vérifier séparément son planning, les éventuelles contreparties au travail et les conditions de prise de congés.