Thélyson Orélien a bien utilisé l’IA, selon son éditeur

Thélyson Orélien a bien utilisé l’IA, selon son éditeur
Thélyson Orélien a bien utilisé l’IA, selon son éditeur - DR

Boréal affirme ce mercredi que l’IA a participé à l’écriture de C’était ça ou mourir. L’éditeur cesse les réimpressions et ne publiera plus de livres de Thélyson Orélien.

La vérité éclate. Les Éditions du Boréal mettent fin à leur collaboration avec Thélyson Orélien. Dans un communiqué annoncé ce mercredi 21 octobre, la maison québécoise affirme enfin disposer de nouveaux éléments confirmant l’intervention de l’intelligence artificielle dans l’écriture de C’était ça ou mourir.

Cette annonce contredit les assurances que l’écrivain lui avait données à plusieurs reprises concernant la création de son roman. Il aura quand même fallu 4 semaines pour avoir le fin mot de cette histoire, qui n'est peut-être pas encore terminée. À noter que l'auteur avait démenti avoir utilisé l'IA après de nombreux soupçons en septembre dernier.

Le roman ne sera plus réimprimé par Boréal

L’éditeur explique que les éléments confirmés ces derniers jours indiquent un recours à l’IA dans le processus d’écriture. L’extrait du communiqué rendu public ne précise toutefois ni la nature de ces éléments ni l’ampleur de cette utilisation.

Boréal annonce deux conséquences immédiates. La maison ne réimprimera plus le roman et ne publiera pas de nouveaux ouvrages de l’auteur. Cette décision concerne l’éditeur québécois ; elle ne permet pas de conclure à un retrait du livre en France, où il est publié chez Grasset.

Un revirement après le soutien apporté à l’auteur

Une semaine auparavant, Boréal maintenait encore son soutien à l’écrivain, faute de pouvoir établir avec certitude les conditions de rédaction du manuscrit.

Le 13 octobre, Thélyson Orélien avait lui-même rejeté les accusations d’écriture automatisée dans une déclaration transmise à l’AFP. "Mais aucune phrase de ce livre n’a été créée par une machine", assurait-il alors.

Il reconnaissait en revanche des plagiats dans des textes antérieurs. L’annonce de Boréal marque désormais une rupture avec la position défendue jusque-là par l’auteur et son éditeur.