Thélyson Orélien admet son plagiat, mais réfute encore d’avoir utilisé l’IA

Thélyson Orélien admet son plagiat, mais réfute encore d’avoir utilisé l’IA

Dans un texte transmis à l’AFP mardi 13 octobre, l’écrivain canado-haïtien nie avoir utilisé l’intelligence artificielle pour C’était ça ou mourir, tout en reconnaissant des plagiats dans des écrits antérieurs.

Écarté de la sélection du prix Goncourt, C’était ça ou mourir reste un succès en librairie. Selon France Inter, le roman publié chez Grasset totalise 95 000 exemplaires vendus en France, dont près de 12 000 au cours de la dernière semaine. Mais son auteur, Thélyson Orélien, doit toujours répondre aux soupçons d’écriture assistée par intelligence artificielle.

Dans une déclaration de deux pages adressée mardi à l’AFP, il distingue deux affaires : les emprunts à d’autres auteurs dans ses anciens textes, qu’il admet et pour lesquels il présente des excuses sans réserve, et la rédaction de son roman, qu’il revendique entièrement. Il qualifie les plagiats d’erreurs de jeunesse inacceptables.

Pour défendre son livre, l’écrivain avance une chronologie : un travail commencé en 2017, un premier jet de 300 pages achevé en 2019, puis des reprises touchant les passages, les scènes et les personnages. Les outils auxquels il aurait eu recours auraient uniquement servi à ses recherches, assure-t-il.

Visé par des accusations relayées notamment par un compte X lié à Samuel Fitoussi, Thélyson Orélien dénonce des menaces et un harcèlement raciste. Sa déclaration, largement remaniée par Grasset, ne fournit aucune preuve, mais le détecteur d’IA ne permet pas non plus de trancher. Les plagiats sont admis ; l’écriture du roman par IA reste contestée.