Le succès aura rapidement laissé place à la controverse. Lundi 21 septembre, Thélyson Orélien a remporté le prix du Roman Fnac pour son premier roman "C’était ça ou mourir", publié en France chez Grasset. L’ouvrage s’est déjà vendu à environ 35 000 exemplaires en cinq semaines et figure également dans plusieurs sélections de grands prix littéraires.
Quelques heures après la remise du prix, un compte anonyme sur X a affirmé que le livre aurait été "rédigé presque intégralement" par une intelligence artificielle. Pour appuyer son accusation, il dit avoir analysé plusieurs passages avec Pangram, un outil censé détecter les textes générés par IA.
"Je ne vois pas pourquoi je ferais appel à une machine"
Thélyson Orélien rejette catégoriquement ces accusations. "Je ne vois pas pourquoi je ferais appel à une machine", a-t-il notamment répondu à Livres Hebdo. Grasset défend également son auteur et dit s’opposer "fermement" aux affirmations selon lesquelles le roman aurait été écrit ou nourri par une IA.
La maison d’édition québécoise Boréal, qui avait publié le roman avant Grasset, affirme de son côté avoir pris connaissance des accusations tout en maintenant sa confiance dans le travail de l’écrivain.
À ce stade, aucun élément indépendant ne permet d’établir que le roman a été écrit par une intelligence artificielle. La polémique repose essentiellement sur les résultats d’un outil de détection, dont les conclusions ne constituent pas à elles seules une preuve de l’origine d’un texte.