Repas à 1 euro : pourquoi les restaurants universitaires sont débordés depuis la rentrée

Repas à 1 euro : pourquoi les restaurants universitaires sont débordés depuis la rentrée

Généralisé à tous les étudiants depuis mai, le repas à 1 euro rencontre un succès massif dans les Crous. À la rentrée, l'afflux met toutefois les restaurants universitaires et leurs personnels sous pression.

Depuis le 4 mai, tous les étudiants peuvent bénéficier d'un repas à 1 euro dans les restaurants universitaires, contre un dispositif auparavant réservé aux boursiers et aux étudiants précaires. À la fin du mois d'août, 5,49 millions de repas à 1 euro avaient déjà été servis, selon le réseau des Crous.

La rentrée universitaire a encore accentué la fréquentation. À Dijon, certaines files d'attente atteindraient désormais 30 à 60 minutes. Le réseau des Crous reconnaît lui-même que septembre constitue un pic et dit avoir adapté les organisations, développé la vente à emporter et créé 204 emplois supplémentaires en 2026.

Des personnels en grève

Ce succès s'accompagne d'une forte contestation sociale. Une grève nationale a touché plusieurs restaurants universitaires ce mardi 22 septembre, avec des fermetures notamment en Lorraine, à Reims ou dans le Nord. Les syndicats dénoncent une surcharge de travail et réclament davantage de moyens humains et matériels.

L'intersyndicale réclame notamment 500 créations de postes, ainsi que des investissements dans les équipements, les locaux et la logistique. Le gouvernement avait prévu 50 millions d'euros supplémentaires en 2026 pour accompagner la généralisation du repas à 1 euro et faire face à la hausse de fréquentation.

À un euro, le repas reste largement subventionné car son coût réel moyen est évalué à environ 8 euros, soit près de 7 euros pris en charge par l'État.