Tout est parti d’un vote à l’ONU le 25 juillet. Les États-Unis se sont opposés, avec notamment la Russie et la Corée du Nord, au renouvellement pour quatre ans du mandat de Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme. Ce dernier a notamment critiqué Israël sur la guerre à Gaza et demandé des enquêtes sur des décès dans les services américains de l’immigration.
La réaction française avait été très dure. Dans un message publié sur X, la Mission permanente de la France auprès de l’ONU à Genève avait vivement critiqué les États-Unis. Une sortie qui a provoqué des tensions entre Paris et Washington.
The US used to be a beacon of human rights. Not anymore. Today, it stands alongside North Korea, Nicaragua, Mali & Russia, isolated. And the world no longer listens to it.#AmericaAlone https://t.co/GLNMsYEH9n pic.twitter.com/UTVvljTMeO
— France ONU Genève 🇫🇷🇺🇳 (@FranceONUGeneve) July 25, 2026
Plusieurs semaines plus tard, la France a finalement exprimé ses “regrets”. Un geste bien accueilli par les États-Unis et qui pourrait débloquer la nomination d’Aurélien Lechevallier comme ambassadeur de France à Washington.
La France avait vivement critiqué les États-Unis sur X, estimant qu’ils n’étaient plus un modèle en matière de droits humains. En réaction, Washington avait gelé la nomination d’Aurélien Lechevallier comme ambassadeur.
Vendredi 11 septembre, Paris a finalement exprimé ses regrets et réaffirmé la solidité de l’alliance avec Washington. Une déclaration bien accueillie par les États-Unis, selon l’AFP.
La voie semble ainsi s’éclaircir pour Aurélien Lechevallier. Âgé de 50 ans, l'actuel directeur de cabinet de Jean-Noël Barrot connaît Emmanuel Macron depuis Sciences Po et l’ENA. Passé par la présidence de la République comme conseiller diplomatique adjoint, il a également été ambassadeur en Afrique du Sud, au Lesotho et au Malawi.