Plusieurs personnes avaient signalé avoir croisé Patrick Bruel à l’étranger, notamment dans des aéroports ou des hôtels. Le chanteur était pourtant soumis, depuis sa mise en examen du 10 juin, à un contrôle judiciaire lui interdisant de quitter le territoire français.
L’explication tient à une décision prise un peu plus d’un mois après sa mise en examen. Interrogé par Mediapart, le parquet de Nanterre indique que les avocats de Patrick Bruel ont demandé un assouplissement de cette interdiction.
"Le 21 juillet 2026, le juge d’instruction, saisi par les avocats de Patrick Bruel d’une demande de mainlevée partielle du contrôle judiciaire portant sur l’interdiction de quitter le territoire national, y a fait droit", précise le parquet.
Le parquet a fait appel
Le ministère public conteste toutefois cette décision. "Le parquet a interjeté appel de cette ordonnance, qu’il juge injustifiée et excessive", ajoute-t-il.
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles doit désormais trancher. Dans l’attente, Patrick Bruel est autorisé à voyager hors de France.
Le chanteur avait été mis en examen le 10 juin, après 48 heures de garde à vue, dans plusieurs affaires de violences sexuelles. Les juges d’instruction ont notamment retenu les qualifications de viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel dans quatre dossiers. Dans quatre autres, il a été placé sous le statut de témoin assisté.
Patrick Bruel conteste les faits qui lui sont reprochés. La justice l’avait laissé libre sous contrôle judiciaire, avec notamment l’obligation de remettre son passeport et l’interdiction initiale de quitter le territoire français.
D’autres restrictions demeurent, parmi lesquelles l’interdiction de se rendre au domicile des plaignantes ou de leurs proches et celle de fréquenter des salons de massage.