Patrick Bruel mis en examen pour viol et agression sexuelle, remis en liberté sous contrôle judiciaire

Patrick Bruel mis en examen pour viol et agression sexuelle, remis en liberté sous contrôle judiciaire

Placé en garde à vue pendant 48 heures, Patrick Bruel a été mis en examen dans plusieurs dossiers de violences sexuelles avant d’être remis en liberté mercredi soir sous contrôle judiciaire. Le parquet avait pourtant requis son placement en détention provisoire. L’artiste conteste l’ensemble des accusations.

Patrick Bruel reste libre, mais sous strict contrôle judiciaire. Le chanteur de 67 ans, visé par plusieurs plaintes pour violences sexuelles, a été remis en liberté mercredi soir après sa mise en examen dans quatre affaires distinctes, a annoncé le parquet de Nanterre.

À l’issue de sa garde à vue, l’artiste a échappé à une détention provisoire pourtant demandée par le ministère public.

Patrick Bruel est désormais mis en examen pour des faits présumés survenus entre 2008 et 2019.

La justice enquête notamment sur un viol supposé à Neuilly-sur-Seine en 2008, une tentative de viol à Bruxelles en 2010, ainsi qu’une affaire d’agression sexuelle et de harcèlement sexuel à Perpignan en 2019. Un dossier de harcèlement sexuel à Ajaccio, la même année, fait également partie des poursuites.

Dans quatre autres procédures, le chanteur a été placé sous le statut de témoin assisté, considéré comme intermédiaire entre simple témoin et mis en examen. Ces dossiers concernent notamment des accusations de viol ou tentative de viol entre 2010 et 2015.

Une affaire plus ancienne, portant sur des faits présumés à Grenoble en 2000, a quant à elle été considérée comme prescrite.

Un contrôle judiciaire strict

Bien qu’il reste libre, Patrick Bruel devra respecter plusieurs obligations imposées par la justice.

Il lui est notamment interdit de quitter le territoire français et il a dû remettre son passeport. L’artiste ne pourra pas entrer en contact avec les plaignantes ni se rendre à leur domicile.

Le contrôle judiciaire prévoit également l’interdiction de fréquenter des salons de massage, l’obligation de suivre un accompagnement psychologique et le versement d’un cautionnement de 500 000 euros.

Après sa mise en examen, les juges d’instruction avaient initialement choisi un contrôle judiciaire. Mais le parquet avait saisi dans la foulée le juge des libertés et de la détention afin de demander l’incarcération provisoire du chanteur, une demande finalement rejetée.

À l’issue de l’audience, Patrick Bruel est apparu particulièrement marqué physiquement devant les journalistes, visage fermé et traits tirés.

De nouvelles accusations en cours d’examen

L’information judiciaire pourrait encore s’élargir. Selon le parquet de Nanterre, d’autres dossiers ont été joints à l’enquête en cours, portant sur des faits présumés impliquant treize victimes entre 1992 et 2008.

Par ailleurs, trois nouvelles plaintes pour viol ou tentative de viol auraient été déposées durant la garde à vue de l’artiste.

Par la voix de ses avocates, Patrick Bruel conteste fermement l’ensemble des accusations et assure vouloir "participer à tous les actes de l’enquête" dans le cadre de l’instruction en cours.

Tags :

Patrick Bruel

0 commentaire
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.
Les champs requis sont identifiés par une étoile *
Si vous avez un compte France Mag, connectez-vous.
Nous ne vous enverrons pas d'email sans votre autorisation.

Le compte France Mag est gratuit et facultatif. Il vous permet notamment de réserver votre pseudonyme pour les commentaires, afin que personne ne puisse utiliser le pseudo que vous avez enregistré.
Vous pouvez créer un compte gratuitement en cliquant ici.