Le débat quitte désormais les réseaux sociaux pour prendre le chemin des tribunaux.
Guillaume Pley et la société Legend ont décidé d’engager plusieurs procédures en diffamation après la publication d’enquêtes évoquant des messages à caractère sexuel attribués à l’ancien animateur de NRJ dans des échanges avec des adolescentes.
Les plaintes visent Les Inrockuptibles, Le Monde et le youtubeur TPZ.
"Des accusations graves et mensongères" ont, selon son avocate, Me Jade Dousselin, été relayées ou présentées comme établies malgré l’existence d’éléments susceptibles de les contredire.
Qui écrivait réellement depuis les comptes de Guillaume Pley ?
C’est devenu le point central de sa défense.
L’ancien animateur affirme qu’à l’époque de sa libre antenne sur NRJ, il n’était pas seul à pouvoir accéder à ses comptes et outils numériques. Plusieurs collaborateurs auraient été susceptibles de les utiliser.
Son entourage produit notamment le témoignage d’un ancien manager, ainsi que des données techniques qui feraient apparaître plusieurs appareils connectés aux comptes, dont certains depuis l’adresse IP de NRJ.
Cette explication vise donc à empêcher d’attribuer automatiquement à Guillaume Pley l’intégralité des messages retrouvés plusieurs années plus tard.
Elle ne règle toutefois pas toutes les interrogations. Selon un ancien collaborateur cité par BFM, certains échanges publiés par Le Monde auraient eu lieu pendant que Guillaume Pley se trouvait lui-même à l’antenne.
Ses anciens collègues refusent d’endosser la responsabilité
La riposte de Guillaume Pley a surtout provoqué une réaction en chaîne chez plusieurs anciens membres de ses équipes.
Julien Seeberger, surnommé "le stagiaire" à l’époque et lui-même mentionné dans certains échanges, envisage à son tour une action pour diffamation publique.
L’ancienne chroniqueuse Amina a également refusé que la responsabilité des messages puisse être reportée sur les collaborateurs.
Florent Le Gars, qui a travaillé cinq ans aux côtés de l’animateur, affirme pour sa part que les équipes n’avaient pas accès à ses messages privés. D’autres anciens collègues ont pris publiquement leurs distances avec la version avancée par son entourage.
Deux récits s’opposent donc désormais frontalement.
Des enquêtes portant sur des échanges avec des adolescentes
Les Inrockuptibles et Le Monde ont publié plusieurs témoignages et captures de conversations attribuées à Guillaume Pley.
L’une des jeunes filles citées aurait eu 13 ans au moment des échanges. Une autre, âgée de 14 ans selon Le Monde, aurait reçu des propositions sexuelles explicites.
Ces éléments sont contestés par Guillaume Pley, qui ne reconnaît pas être nécessairement l’auteur de l’ensemble des messages attribués à ses comptes.
Son avocate prévient enfin que de nouvelles actions pourraient être engagées contre ceux qui, selon la défense, relaieraient des informations mensongères ou diffamatoires.