Après plusieurs semaines de révélations, Guillaume Pley prend publiquement la parole.
L’ancien animateur de NRJ, aujourd’hui à la tête du podcast Legend, a transmis vendredi un communiqué à BFMTV pour répondre aux témoignages mettant en cause son comportement passé avec de jeunes auditrices ainsi que les méthodes de travail au sein de son média.
Il dit regretter certains comportements, tout en accusant une partie des médias d’une "volonté manifeste de nuire".
La dernière enquête en date, publiée mercredi par Les Inrockuptibles, donne notamment la parole à deux femmes qui affirment avoir échangé avec Guillaume Pley lorsqu’elles avaient 14 ans. Elles évoquent des messages jugés séducteurs, avec des compliments sur leur physique, des surnoms ou encore des questions à caractère intime.
L’animateur ne conteste pas le caractère déplacé de certains échanges, mais souligne que ses comptes sociaux étaient à l’époque cogérés avec plusieurs membres de son équipe. "Ils étaient clairement inappropriés et manquaient de discernement", reconnaît-il, présentant ses "plus vifs regrets" aux personnes qui auraient pu se sentir blessées ou mal à l’aise.
Des accusations de racisme et de management brutal chez Legend
L’enquête des Inrockuptibles ne s’arrête pas à son passé radiophonique. D’anciens collaborateurs de Legend décrivent également une ambiance de travail marquée, selon eux, par des blagues racistes ou sexistes et une pression professionnelle importante.
Un tableau portant l’inscription "Qui sera le plus raciste ?" aurait notamment été affiché dans les locaux pour comptabiliser des plaisanteries. Une ancienne salariée affirme aussi avoir été affublée de surnoms racistes par certains collègues.
Guillaume Pley assure de son côté qu’"aucun propos raciste, sexiste ou inapproprié n’est accepté au sein de Legend" et affirme que d’éventuels comportements de ce type ont donné lieu à des sanctions.
Plusieurs anciens employés dénoncent également des journées et semaines de travail très longues, des messages reçus à toute heure et des nuits consacrées au montage, certains évoquant des burn-out.
L’animateur dit ne pas vouloir "effacer le passé", mais considère que les accusations dont il fait l’objet sont parfois caricaturées. Il annonce désormais vouloir se concentrer sur la suite de son activité.