Les utilisateurs de trottinettes électriques vont devoir revoir leur équipement à Paris.
Face à la hausse des accidents graves et mortels impliquant des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), le préfet de police impose désormais le port du casque et d’un équipement haute visibilité à toute personne circulant sur la voie publique avec ce type d’engin.
La mesure concerne Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. Elle s’applique aux trottinettes électriques, mais aussi aux gyropodes, monoroues et hoverboards.
135 euros d’amende sans casque
Le nouvel arrêté prévoit une sanction particulièrement importante pour les utilisateurs qui circuleraient sans casque homologué. Le non-respect de cette obligation constitue une contravention de 4e classe, avec une amende forfaitaire de 135 euros.
Le port d’un gilet haute visibilité ou d’un autre équipement rétro-réfléchissant devient également obligatoire. L’absence de cet équipement pourra entraîner une amende forfaitaire de 35 euros.
Jusqu’ici, le vêtement ou équipement rétro-réfléchissant était notamment obligatoire de nuit ou lorsque la visibilité était insuffisante.
Ces nouvelles dispositions s’ajoutent aux règles déjà applicables aux EDPM. La conduite reste notamment interdite aux moins de 14 ans, tout comme le transport d’un deuxième passager. La vitesse maximale demeure fixée à 25 km/h et les engins doivent être assurés.
Ils doivent également disposer de feux avant et arrière, de catadioptres, d’un système de freinage et d’un avertisseur sonore. L’usage du téléphone, des écouteurs ou d’un casque audio reste interdit pendant la conduite.
Les utilisateurs doivent par ailleurs emprunter les pistes ou bandes cyclables lorsqu’elles existent. La circulation sur les trottoirs demeure interdite.
La préfecture de police justifie ce nouveau tour de vis par la vulnérabilité particulière des utilisateurs de ces engins, dépourvus de carrosserie et parfois peu visibles des autres usagers, notamment la nuit.