Scandale du périscolaire à Paris : Emmanuel Grégoire va porter plainte contre Rachida Dati

Scandale du périscolaire à Paris : Emmanuel Grégoire va porter plainte contre Rachida Dati

Le Conseil de Paris a autorisé le maire Emmanuel Grégoire à engager une action en diffamation contre Rachida Dati. L’ancienne ministre avait accusé l’équipe municipale d’avoir eu connaissance de faits de violences sexuelles au sein du périscolaire sans les signaler à la justice.

Nouvel épisode dans les tensions politiques autour du scandale du périscolaire parisien. Le Conseil de Paris a donné son feu vert au maire Emmanuel Grégoire pour déposer une plainte en diffamation au nom de la Ville de Paris contre Rachida Dati.

La décision a été adoptée vendredi lors d’une séance du Conseil de Paris.

Depuis plusieurs semaines, Rachida Dati met en cause la gestion de dossiers liés à des animateurs périscolaires soupçonnés de violences sexuelles.

Sur le réseau social X, la maire du 7e arrondissement avait notamment affirmé qu’Emmanuel Grégoire avait été alerté dès 2015 de certains faits et que la municipalité n’avait pas pris les mesures nécessaires.

Elle avait également accusé l’ancienne équipe dirigée par Anne Hidalgo d’avoir déplacé des agents d’un établissement à un autre sans saisir la justice.

La Ville estime son honneur mis en cause

Selon la délibération adoptée par le Conseil de Paris, ces déclarations porteraient atteinte à l’honneur et à la réputation de la collectivité en laissant entendre qu’elle aurait sciemment favorisé ou dissimulé des infractions sexuelles.

La Ville considère que ces accusations dépassent le cadre du débat politique et justifient une action judiciaire.

Les débats ont donné lieu à de vifs échanges au sein du Conseil de Paris ce vendredi.

Des élus de droite ainsi que plusieurs représentants de l’opposition ont dénoncé une démarche qu’ils qualifient de "procédure-bâillon" visant à faire taire une adversaire politique.

Certains élus ont estimé que si Emmanuel Grégoire considérait que son honneur personnel était mis en cause, il devait engager une procédure en son nom propre plutôt qu’au nom, et aux frais, de la collectivité.

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