Haute-Loire : quatre mois après des tirs près d’enfants, un sexagénaire jugé aussi pour injures racistes

Haute-Loire : quatre mois après des tirs près d’enfants, un sexagénaire jugé aussi pour injures racistes

Un homme de 65 ans comparaît ce lundi 17 août devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay après un épisode survenu en avril à Espaly-Saint-Marcel. Initialement poursuivi pour violences avec arme, il devra également répondre d’injures publiques à caractère raciste, une qualification ajoutée après une seconde enquête.

Deux procédures auront finalement été nécessaires avant le procès. Ce lundi, le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay doit examiner le dossier d’un sexagénaire accusé d’avoir utilisé une carabine à plomb à proximité d’enfants qui jouaient dans le quartier de l’Arbousset, à Espaly-Saint-Marcel.

Les faits remontent au 19 avril. L’homme, âgé de 65 ans, reconnaît avoir tiré avec son arme mais soutient qu’il s’agissait d’un coup en l’air. Il affirme également avoir été insulté et traité de "sale Français" par des jeunes.

D’autres témoignages livrent une version très différente. Plusieurs personnes ont accusé le sexagénaire d’avoir poursuivi les enfants avec sa carabine et d’avoir prononcé des insultes racistes. Le père de l’un d’eux affirme que son fils a été mis en joue et que les propos "dehors sales nègres et sales Arabes" ont été prononcés.

Des accusations de racisme d’abord absentes du dossier

Après la première garde à vue du mis en cause, seule la qualification de violences avec arme avait été retenue. Les auditions transmises au parquet ne mentionnaient alors aucun propos raciste.

Une seconde enquête a alors été ouverte le 22 avril pour injure publique en raison de l’origine, de l’ethnie, de la nation, de la race ou de la religion. Le parquet a notamment cherché à déterminer si certains propos rapportés par le père et son fils avaient pu ne pas apparaître dans les procès-verbaux initiaux.

Entre-temps, une ancienne vidéo du sexagénaire avait également circulé, dans laquelle il déclarait : "Je suis raciste et je suis fier d'être raciste. Je le dis haut et fort".

L’affaire avait rapidement pris une dimension politique, plusieurs élus de gauche dénonçant publiquement les faits et leur traitement initial. Quelques centaines de personnes avaient également manifesté à Espaly-Saint-Marcel le 25 avril.

Initialement programmé début juillet, le procès avait finalement été repoussé afin que les deux volets puissent être examinés ensemble. Le prévenu comparaît donc ce lundi à la fois pour les violences avec arme et pour les injures racistes qui lui sont reprochées.

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